Estrosi crée son parti politique

Par mercredi 20 décembre 2017 Permalink 2

Une sorte d’ersatz d’UDF, parti disparu en 2007, va se reconstituer sous l’impulsion de Christian Estrosi. Il y a quelques années ses prises de position, du moins en parole, donnaient l’impression qu’il était plutôt de la droite radicale, décomplexée comme disait son mentor Sarkozy: “la civilisation judéo-chrétienne dont nous sommes les héritiers aujourd’hui est menacée”, “l’Islam n’est pas compatible avec la République”, voir même un jour de liesse devant des pieds noirs, “Vive l’Algérie française!”. Mais depuis son élection aux régionales avec l’aide du Parti Socialiste, son monde tourne autour de Raffarin, Juppé, une droite molle qui n’intéresse guère les électeurs comme on l’a vu aux primaires, mais qui permet d’être élu avec le vote musulman comme ce fut aussi le cas pour Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand.

“La France Audacieuse” est le nom du futur machin. L’alignement sur le président de la république est la feuille de route. La France dans cette histoire n’est réellement nulle part, avec sa disparition programmée suite à son envahissement par des peuples venus d’outre Méditerranée. L’audace est peut-être là d’ailleurs! Oser l’extinction d’une population en comptant sur son agrément, sa participation, son suicide collectif. C’est un virage à 180° que réalise l’ancien champion motocycliste. Les opportunistes qui voient déjà Emmanuel Macron au pouvoir une dizaine d’années au moins, se pressent à le rejoindre pour, à la prochaine occasion, aller à la soupe avec un poste ministériel. Christian Estrosi chante surement le matin en se rasant, la chanson de Dutronc sur la veste retournée toujours du bon coté.

Tous ces ralliements intéressés ne grandissent pas notre personnel politique, un des pires d’Europe comme on le voit avec les affaires sortant à chaque élection! Néanmoins, grâce à cela, une véritable opposition va pouvoir naître non pas chez les antisémites du Front de Gauche qui sont une honte pour notre pays, mais du coté résolument souverainiste rassemblant les français de souche et ceux qui veulent s’intégrer à leur nouveau pays. C’est un groupe largement majoritaire encore quelques temps. Il faut juste qu’il se réveille dans d’autres occasions qu’aux enterrements des chanteurs populaires.

Frédéric Le Quer