Ernest Chaplet (1835-1909)

Par dimanche 8 juillet 2018 Permalink 1

En 1872, Ernest Chaplet invente à Bourg-La-Reine le décor à barbotine peint directement sur la terre cuite au pinceau avec un mélange d’argile liquide colorée, comme sur une toile. D’audacieux effets de matière avec des décors plus abstraits qu’avant naissent de cette technique. Cela n’empêche pas Ernest Chaplet, sculpteur et céramiste de s’intéresser en tant qu’artiste à tout ce qui repose sur la transformation d’une matière minérale par la chaleur comme bien sur aussi la porcelaine. En une, le délicat vase cylindrique, de sa production, de 30,8 cm de hauteur, est en porcelaine émaillée rouge flammé en 1886 et surémaillée vers 1891. Il  se vendit chez Tajan svv, le 22 mai 2014, 26 796 €.

Si la marque de fabrique du céramiste a longtemps été un fameux grès brun brut comme cette jardinière, ci-dessous, sur table en bois et cuvelage métallique avec la marque en creux au chapelet ainsi que celle “H&C” de l’atelier Blomet, 86 x 55 x 34 cm, estimée dans une vente à Limoges en 2012 entre 6 000 et 8 000 € sans trouver preneur,SAM_7295

Ernest Chaplet révolutionne aussi la spécialité avec des vases et des plats au décor japonisant qu’il réalise aux commandes de la manufacture d’Auteuil appartenant à David Haviland. Les expositions universelles lui offriront le succès qu’il mérite avec des commandes importantes. Signalons aussi à l’actif de l’insatiable céramiste la mise au point d’un procédé de fabrication du “sang de boeuf” utilisé par les chinois depuis le XIIIe siècle et mis au point chez nous par l’artiste en collaboration du chimiste Alexandre Bigot.

Pour finir revenons sur la production en grès d’Ernest Chaplet avec le pichet, ci-dessous, vers 1884, décors en bas relief de rameaux et de pommes de pin, incisions, réhauts engobés vert, noir et or, h, 21, 2 cm  qui fut adjugé chez Tajan le 4 mars 2014 la modique somme de 766 €.SAM_7294

Frédéric Le Quer