Ernest Biéler (1863-1948)

Par lundi 13 avril 2020 Permalink 1

Les œuvres du peintre suisse Ernest Biéler allant de grandes fresques dans des bâtiments officiels helvètes à la peinture de chevalet sont séduisantes sans pour autant que leur auteur n’ait jamais été un avant-gardiste. Son style imprégné de son gout pour la renaissance italienne allie, quelquefois en utilisant l’ancestrale technique de la tempera (dilution des pigments au jaune d’œuf en général), des surfaces planes et juxtaposées, des contours marqués, une dimension décorative pour magnifier un rendu très graphique. Biéler qui ne fréquenta la France que lors de son passage en 1880 à l’académie Julian, est assez rare sur notre marché de l’art. La Suisse où il naît dans une famille bourgeoise aux nombreux enfants reste toute sa vie son port d’attache et logiquement le pays où l’essentiel des transactions pour cet artiste ont lieu. Quelques résultat en France qui, si les collectionneurs de la fin du XIXe siècle ont pu faire la fine bouche vis à vis des tableaux de Biéler, l’encense aujourd’hui, du moins pécuniairement!

En une le portrait iconique et art nouveau de Louise Dieterlen, 1911, tempera sur carton, 50,5 x 32 cm, s’échangea chez Drouot estimation ovv le 9 juin 2017 contre la somme de 162 000 €. Ci-dessous, le paysage vendu par la maison Millon à Paris, le Gramont, huile sur panneau vers 1930, 50,5 x 100,9 cm trouva preneur à près de 45 000 €.
Terminons avec la jolie saviésanne (habitante de la commune de Savièse dans le canton du Valais) ci-dessous, une tempera et aquarelle sur papier contrecollé sur carton, 38,5 x 31 cm, qui récolta chez Mathias Baron Ribeyre & associé, Farrando ovv, le 9 décembre 2016, 159 949 €.

Frédéric Le Quer

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