Encore un retour de Sarkozy

Par lundi 1 juillet 2019 Permalink 1

La publicité de Nicolas Sarkozy pour le livre qu’il vient de sortir, a commencé. Tous les plateaux de télévision lui sont ouverts. Tous les médias promeuvent son oeuvre. Quand je regarde cet homme, je me dis que rarement un politicien ne m’a autant déçu. Rarement, jamais plutôt. En général on attend rien ou très peu. De lui, le changement était espéré. La torpeur du quinquennat Chirac faisait miroir à son agitation permanente. C’est ce qui a fait croire qu’il travaillerait réellement pour la France. L’échec cuisant des socialistes lui donnait toutes les cartes en main.

Les citoyens rêvaient d’un changement sociétal que le candidat avait laissé entendre par ses petites phrases. Un retour à l’ordre républicain dans toutes les banlieues. Tout a continué à se dégrader. Du Faubourg Saint Honoré, Argenteuil était très loin. Le président se riait du ministre de l’intérieur qu’il avait été et ne voulait pas revivre l’automne 2005. Le débat sur l’identité nationale n’a été qu’une foutaise. Sous sa houlette, la parcellisation du territoire s’accéléra.

Il y a eu bien sûr aussi l’ingérence en Libye. Le Maghreb et la France payent encore aujourd’hui la destruction de ce pays voulue par Sarkozy. D’un état incontestablement dirigé, il a fait une zone de non droit.

Quant à la manière du président de la république française de traiter la crise des subprime, l’odieux rivalisa avec l’enfumage. Il était odieux d’essayer de faire croire à la population que le problème venait des paradis fiscaux alors que le ver était dans le fruit de l’ultralibéralisme. Souvenez-vous de Sarkozy prenant des airs va-t-en-guerre au sortir d’une réunion internationale pour nous déclarer que tel ou tel îlot pour milliardaire sur la planète serait bientôt rayé de la carte comme si tout venait de là! Non seulement on a rien rayé du tout mais maintenant le fait d’y être est appelé “optimisation fiscale”. Et quel enfumage quand il a cherché à ce que les français ne ressentent pas la crise mondiale pour être réélu en 2012! Comme il a surendetté la France d’au moins 40% de plus qu’elle était déjà! On payera le prix de cette forfaiture des décennies alors qu’il eut été bien plus normal d’acter une grosse récession comme ailleurs en Europe, que les français auraient comprise n’être pas due à Sarkozy mais au monde de la finance.

Sarkozy a fait beaucoup de mal à la France. Les citoyens s’en souviennent dans leur ensemble puisqu’ils l’ont bien blackboulé aux primaires de droite en 2016. Mais nos médias qui roulent pour un milieu social qui est celui d’une infime minorité, se gargarisent du livre d’un has been qui n’aurait jamais dû être.

Frédéric Le Quer

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