Encore des mesures d’aides aux entreprises!

Par mardi 10 mars 2020 Permalink 1

Les entreprises ont leur ministre au cœur de l’état avec Muriel Pénicaud. Leurs intérêts sont aussi très bien relayés par le président Macron lui-même et Bruno Le Maire. Tout est fait pour qu’elles soient les mieux servies sous prétextes avoués, nonobstant les inavoués, d’emploi et de PIB. Et depuis la crise des subprime et le sauvetage des banques par le contribuable qui paie toujours d’ailleurs, un nouveau concept est né, celui qui oblige l’état à venir au secours de toutes les entreprises privées touchées par les événements du monde tel qu’il va. Que n’a-t-on pleuré sur celles atrocement mises en difficulté par les horribles gilets jaunes! Et le gouvernement d’aider, de subventionner les victimes du peuple qu’étaient devenues les entrepreneurs. Et maintenant Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud se portent sans attendre, au premier coup de semonce boursier, au chevet du secteur privé promettant tout, en découvrant les fonds nécessaires par magie, à ceux qui en auraient besoin à cause du coronavirus et de la crise financière qui en découle.

Donc le public, l’argent des français, se découvre le rôle altruiste de sauver n’importe quel canard boiteux du secteur privé sous prétexte que tout aléa l’entraînera à mettre la clé sous la porte. Et il n’est absolument pas question de s’interroger sur le montant exorbitant des dividendes versés tous les ans; que cet astronomique argent dont l’entreprise s’est sciemment débarrassée, ait pu être utile autrement comme par exemple faire prudemment des réserves comme un bon père de famille, pour faire face à un retournement de conjoncture, un événement imprévu, n’est absolument pas pris en compte par nos chers dirigeants qui se délectent en trahissant les français avec la privatisation des profits et la nationalisation des pertes.

Le dévoiement du secteur privé pose de plus en plus la question de sa raison d’être. L’état ne se trouverait-il pas mieux à la tête d’entreprises diverses et variées où si il assumerait les déboires, certes, mais comme maintenant, il bénéficierait en revanche aussi des succès? Comme on dit en bourse les résultats passés ne préjugent pas de ceux à venir… En tout cas, le rôle du citoyen n’est pas de se précipiter au chevet d’une entreprise de Bernard Arnault, par exemple, puisqu’il en a de très grosses dans l’événementiel, ou demain des dirigeants d’Aéroport de Paris pour que ces milliardaires et leurs acolytes puissent chaque année qui passe, s’enrichir davantage.

Frédéric Le Quer

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