Emmanuel Macron, de jouer la montre

Par mardi 30 avril 2019 Permalink 1

Emmanuel Macron n’en finit pas de traiter son problème avec les gilets jaunes. Sa stratégie depuis le début est de jouer la montre, gagner du temps en faisant croire qu’il règle les difficultés des français. Les effets d’annonce se multiplient. Les comités Théodule aussi. Tout le petit monde des ministères atteint de réunionite aiguë ne cesse d’échanger dans l’entre soi pour ensuite répondre aux journalistes, bons qu’à relayer la parole gouvernementale, micros toujours tendus et langues pendantes, que tout est en train d’être préparé aux petits oignons. Les médias se satisfont de promesses dont le calendrier est de plus en plus lointain, jusqu’à 2025, rien que ça! De qui se moque-t-on? Toujours des mêmes, des français.

Tout cela n’est ni sérieux ni crédible. L’état islamique va se reconstituer avec la réapparition de son chef qui amènera des attentats un peu partout. L’Afrique du nord risque avec l’Algérie en première ligne (et donc aussi la France!) de se disloquer. Les banquiers centraux émettent de la monnaie avec maintenant le conseil des fonds de pension, qu’ils finiront par suivre, d’acheter directement des actions sur le marché après les obligations souveraines et corporate. Le marché mondial ne tient que par un subterfuge de plus en plus scandaleux car on se demande bien pourquoi cet argent fabriqué de nulle part, qui contribue à enrichir ceux qui n’en ont pas besoin, n’est pas plutôt distribuer aux populations. Mais d’un autre coté, rien ne dit que les chinois ne préfèrent pas une crise économique majeure maintenant en renonçant au créditisme et à la politique des taux zéro, aux solutions de la Fed, de la BCE et du Japon qui reportent toujours plus loin un risque qui, inéluctablement, se matérialisera un jour.

Bref, rien ne va plus; inutile de mentionner aussi le brexit ou tous les coins du globe où perdurent des tensions géopolitiques.

Mais pendant ce temps Macron nous promet la lune et échafaude un programme social pour plus tard espérant bien qu’il se soit d’ici là passer tant de choses que la question sera différente! Lui-même où sera-t-il dans 6 ans? Le président nous prend pour des cons. Mais j’ai bien l’impression que demain, pour le premier mai, on va lui montrer de quel bois on se chauffe.

Frédéric Le Quer