Edouard Vuillard (1868-1940)

Par dimanche 28 avril 2019 Permalink 1

Edouard Vuillard est ces derniers temps très présent dans les ventes aux enchères. Le grand public avait découvert ce post impressionniste lors de l’exposition à succès le concernant au Grand Palais fin 2003 où plus de deux cents œuvres de lui étaient exposées. L’aspect décoratif de ses peintures venu en partie de son adhésion au groupe des Nabis n’est pas étranger à cette réussite puisque ces artistes d’avant-garde souhaitaient s’éloigner des exigences de réalisme pour une peinture flattant mieux le sujet traité (on a déjà parlé des nabis cette semaine avec le tableau de Ranson, voir article https://politiqart.com/drouot-montmartre-rivalise-avec-lhotel-drouot/ ). Beaucoup d’entre eux dont Edouard Vuillard, réalisent des décors de théâtre ou des affiches pour les spectacles très nombreux à Paris en ce temps là.

Vuillard commençe son travail avec des natures mortes puis sa belle carrière l’amenant à fréquenter ses riches commanditaires, il peint beaucoup ces derniers tout en spécifiant néanmoins dixit la gazette Drouot “Je ne fais pas de portrait, je peins les gens chez eux”. Et il les peint bien ajoutant ses gradations colorées entre les clairs et les obscurs qui lui permettent de travailler les lumières de Paris ou de la province.

En une, le tableau Marguerittes et statuette sur la cheminée, vers 1905-1907, huile sur carton signé en bas à droite, 56 x 65 cm estimé entre 50 000 et 80 000 € a été vendu par Versailles enchères ovv le 14 avril dernier, mais la maison de vente n’a pas voulu révéler le montant exact qu’il avait fait. La maison Fraysse à Drouot a en revanche dévoilé le prix des anémones ci-dessous le 27 mars 2019, peinture à la colle sur carton contrecollé sur panneau parqueté: 48 108 €.

Concernant la technique de la peinture à la colle, “où les pigments sont appliqués en fines couches ou en hachures sans repentir possible” Gazette Drouot, l’oeuvre, jeux d’enfants, 1915, étude pour la première version d’une frise commandée par l’imprimeur Emile Lévy, 40 x 110 cm, ci-dessous était présentée vendredi 26 avril 2019 par Drouot estimation sur la base d’une estimation comprise entre 80 000 et 120 000 €.

Enfin n’oubliant pas que les nabis admiraient particulièrement les estampes japonaises et leur cadrage révolutionnaire pour les occidentaux, Edouard Vuillard s’attaqua à cette technique du multiple et un recueil de lithographies de 12 planches et de la couverture, tirage à 100 épreuves, A. Vollard éditeur, chef d’oeuvre de l’artiste dans ce domaine, fit, là en mai 2015, 187 816 €. Exemple de ce travail ci-dessous:

Frédéric Le Quer

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