Ecologie et immigrationnisme

Par mardi 20 novembre 2018 Permalink 1

Le plus dur commence pour les gilets jaunes. Le gouvernement et les patrons de presse milliardaires sonnent la fin de l’éphémère indépendance journalistique qui avait vu le mouvement présenter avec sinon de l’empathie, du moins de la neutralité, par les médias. La possibilité de s’exprimer a été donné largement aux porte-parole de la rébellion qui s’en sont servis le plus souvent avec intelligence recentrant toujours les questions sur les problèmes de leur vie quotidienne partagés par tous les français. La mise en accusation des barrages et des manifestations se substitue à cette phase. Les chiffres sur les centaines de blessés sont totalement exagérés mais servent à Castaner à disqualifier les gilets jaunes pour arrêter l’ampleur de la contestation. Quand une journaliste, sur place, évoque maintenant la provocation des CRS elle immédiatement coupée par sa chaîne, dans ce cas France 3.

Les deux points de doctrines concernant l’écologie et l’immigrationnisme sont devenus fondamentales et incontestables. Ce sont celles des grandes organisations internationales qui couvent les dirigeants occidentaux qui les suivent. L’écologie autorise fallacieusement à taxer les contribuables sous couvert de transition, transition mot important insinuant un court laps de temps alors qu’incontestablement ça durera. L’immigrationnisme contribue à contenir les salaires grâce à la multiplication de la main d’oeuvre. Le point commun de ces deux doctrines est d’écraser les classes populaires et d’enrichir les riches en offrant des débouchés à des produits achetés par les états avec l’argent des impôts et fabriqués au meilleur coût pour laisser d’importants profits. Le mouvement des gilets jaunes a débuté (contestation bien élargie depuis) que sous l’angle de l’écologie. C’est surement celui auquel nos dirigeants ne s’attendaient pas. Ils s’étaient armés pour combattre les “xénophobes”, “racistes”, voire autres “nazis” mais pas à devoir justifier leurs grands discours sur la planète, le réchauffement climatique et l’air vicié. Du coup cette attaque du peuple contre les intérêts des multinationales et de leurs affidés est plus dangereuse que si il s’en prenait à l’immigration dont les arguments pour le contrer sont bien rodés.

Il s’agit maintenant de crever l’abcès “gilet jaune” et faire taire la population. Les habituels traîtres de classe vont être réquisitionnés pour témoigner à l’envi des problèmes que leur cause le mouvement. Diviser pour régner. Les journalistes vont se soumettre, leurs intérêts personnels étant liés à leurs maîtres. C’est maintenant qu’on va voir si la révolte est assez forte pour surmonter la propagande officielle. L’ennemi est bien identifié: Macron et le gouvernement.

Frédéric Le Quer