Ecole primaire: retour aux fondamentaux

Par Vendredi 27 avril 2018 Permalink 5

Sur un cahier à grand carreau, passer le stylo au niveau de la pointe et le faire basculer pour qu’il vienne au niveau de la main. Voilà une des recommandations du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, afin d’aider les maîtres à aider les enfants à maîtriser le geste pour écrire à l’école primaire. Cela en dit long sur l’état d’abrutissement des élèves apparemment capables de prendre leur stylo à l’envers et, pourquoi pas, le tenir des deux mains! Mais il y a aussi la table d’addition à apprendre. Je ne sais pas ce qu’est la table d’addition… On ne parle évidemment pas de la table de multiplication bien trop compliquée! Et puis les élèves de grande section, soit au sortir de l’école primaire, doivent tous savoir compter jusqu’à 30 et résoudre un problème tel: Pierre et Marie ont ensemble 20 images. Pierre en a trois. Combien en a Marie?

Voilà quelques extraits des 4 circulaires destinées aux instits! Pour celui qui regarde cela d’un peu loin, il est évidemment éberlué par la modicité du savoir demandé à un enfant à onze ans. Les enseignants aussi puisqu’ils ont été vexés par ces conseils trop simplistes. Il en demeure pas moins que les élèves français font partie des plus incultes du monde occidental, mais sont-ce bien des élèves français? Selon que vous soyez à l’école à Neuilly sur Seine ou dans les quartiers nord de Marseille, les enseignants s’adaptent et réclament un savoir bien différent. Pas sûr qu’il y ait une grande différence entre ce qu’on demandait dans les temps anciens et ce qu’on demande aujourd’hui à un gosse des beaux quartiers alors que les acquis ne cessent d’être revus à la baisse dans un quartier populaire. Dans le passé l’exigence était la même et tant pis pour ceux qui ne suivaient pas. La méritocratie républicaine marchait à plein régime. Mais populaire de nos jours veut dire immigré et ces derniers, le plus souvent islamiques, rejettent pour la plupart obstinément ce que l’état français leur apprend gratuitement. Tous les profs le savent: Mohamed et Rachid se battent pour s’asseoir au fond de la classe près du radiateur! Mohamed n’est pas idiot a priori mais il est le fruit de l’éducation parentale qui se fiche comme d’une guigne de le voir réussir ses études… Immanquablement son parcours scolaire sera désastreux. Les filles musulmanes peuvent plus représenter un espoir, une chance d’ascension sociale et d’insertion mais elles sont brimées le jour de leurs règles…

Avec l’immigration outrancière, le niveau éducatif va continuer à se scinder en deux blocs qui engendreront des citoyens totalement séparés les uns des autres. Les élites le savent bien et font semblant de s’en inquiéter puisque pour elle c’est le meilleur moyen de se maintenir là où elles sont sans être inquiétées.

Frédéric Le Quer