Échec du G7 comme une espérance

Par dimanche 10 juin 2018 Permalink 1

L’échec du G7 est la démonstration d’une chose essentielle: l’économie mondiale s’effondre. Les dirigeants le savent parfaitement. La stabilité actuelle est factice.

Les Etats-Unis refusent dorénavant l’interdépendance que le libre échange provoque. Le protectionnisme est la solution choisie par ce pays de 326 millions d’habitants pour à l’avenir faire face au déclenchement de la crise, au déclenchement du big one. Avec ses matières premières, ses GAFAM pour Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ou ses NATU pour Netflix Airbnb, Tesla et Uber, la deuxième puissance économique mondiale pense avoir plus de chance de ne pas sombrer complètement en se repliant sur soi qu’en continuant à prendre en compte les intérêts d’autres pays, même alliés. Trump a été élu pour ça par le peuple américain. Trump fait ce pour quoi les américains l’ont élu.

Malgré le créditisme devenu le pilier du monde moderne, l’absence d’inflation prouve que les débouchés à ce qui est produit, manquent. Les Etats Unis estiment n’avoir pas besoin de ce qui est produit ailleurs, pas besoin de BMW, Mercedes ou Volkswagen. Ils peuvent faire avec General Motors ou Ford… Et demain pour les marques de luxe françaises et italiennes, ils mettront en avant Ralph Lauren… D’ailleurs le marché du luxe aux usa, premier marché mondial, ne connait aucune croissance depuis des années. Une preuve supplémentaire de l’absence totale d’ascension des classes moyennes. C’est ça la mort d’une économie. L’enrichissement des riches n’apportent rien, sinon, inévitablement, une ploutocratie dictatoriale.

Le G7 vient de refléter l’état du monde comme les élections le reflètent au fur et à mesure qu’elles ont lieu, la France n’étant que l’exception qui confirme la règle. Les peuples sont à un tournant. Trump dont la légitimité démocratique est incontestable, incarne ce tournant, incarne la révolution en cours. Le monde de la deuxième moitié du XXe siècle disparaît inéluctablement sous le poids d’une économie internationale à l’agonie. Ce que la vieille Europe voulait conserver, accentuer quitte à écraser sa population, la pulsion de vie américaine le met à bas pour repartir sur autre chose.

Frédéric Le Quer