Dur dur le bien être animal sous Macron

Par lundi 17 août 2020 Permalink 1

Les années Macron n’auront reculé devant aucune bassesse, aucune vulgarité, spécialement en matière d’écologie. Etant à 100% pour le nucléaire civil, à 100% contre les éoliennes qui défigurent le paysage, à 100% contre la destruction de la filière d’excellence qu’était le moteur diesel pour les constructeurs français et à 100% contre l’immigration massive actuelle, il ne s’agit pas de soutenir les écolos mondialistes d’EELV que les discours contradictoires devraient étouffer mais qui s’installent dans le paysage politique grâce à une mauvaise foi redoutable, un aplomb à nul autre pareil et un arrivisme débectant. Certainement pas! Mais personne n’a jamais tort sur tout, encore que sur ce qui me tient à cœur, ils sont d’une lâcheté méprisable.

Après avoir habillé ces gens pour l’hiver, venons en à mon sujet du jour, le bien être animal. L’actualité s’est récemment faite l’écho du retour des néonicotinoïdes, le pesticide tueur d’abeilles, dans les champs de betteraves et surement rapidement dans les champs de maïs après avoir été interdits en 2016. Des tas d’experts sont évidemment de sortie pour expliquer que cette réintroduction ne pose aucun problème. C’est archi faux. Donnons simplement l’exemple de l’Allemagne qui non seulement interdit ces insecticides mais interdit aussi toute importation de graines où cet insecticide est présent. Ses raisons:  une infestation accrue en Allemagne par le virus de la jaunisse nanissante et  la nécessité de protéger les abeilles des dangers que représentent ces pesticides. Mais les années Macron sont celles du grand retour de la filière agro-chimique et tant pis pour l’écologie, la vraie, tant pis aussi pour la paysannerie responsable. Evidemment Barbara Pompili, la ministre de la transition écologique, qui  louait en 2016 l’interdiction des néonicotinoides est prête à avaler toutes les couleuvres du moment qu’elle bénéficie d’un portefeuille de ministre. ça se passe comme ça chez EELV!

Et maintenant c’est au tour de l’inénarrable Dupont Moretti, très à l’aise dans ses baskets de tueur des derniers animaux sauvages qui restent en France, de faire le panégyrique de la chasse en préface d’un torchon qui vient de paraître. C’est un tissu d’invectives pas très brillantes, assez banales même, enfin pas au niveau d’un ténor des barreaux, où le chasseur “passionné” se complaît à fustiger médiocrement ceux pour qui une vie animale est importante. C’est bien dans la manière de penser d’Emmanuel Macron qui pratique cette horreur dans la forêt de Chambord. Ces gens me font penser à un roi de France déséquilibré, Louis X le Hutin,  dont “le divertissement préféré consistait à s’installer un arc à la main, dans un jardin fermé, et à tirer au vol, de fort près, des oiseaux, pigeons ou colombes, qu’un écuyer laissait l’un après l’autre échapper d’un grand panier d’osier” (Maurice Druon). Mais en faveur du Hutin contre les Dupont-Moretti et Macron, notons que la faune au XIVe siècle n’était pas celle d’aujourd’hui!

Et le quinquennat Macron continue. Rien de positif n’arrive à en être extrait. A chaque jour son infamie, sa cruauté.

Frédéric Le Quer

 

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