Du crop top au hidjab

Par vendredi 18 septembre 2020 Permalink 1

De l’indécent crop top à l’école à l’indigne voile islamiste au Palais Bourbon, la France perd son latin pendant que sa jeunesse se révolte. De la liberté vestimentaire un poil trop débridée pour des adolescentes allant étudier, le dress code passe à l’enfermement d’étudiantes islamisées. Ces excès dénotent bien la tension dans laquelle la jeunesse vit en se positionnant en fonction d’une religion sexiste et hégémonique.

Si le profond décolleté de la robe élégante d’une jolie femme n’a rien d’indécent ou d’indigne à part pour le vigile musulman (vigile musulman pléonasme!) qui l’empêche d’entrer au musée d’Orsay, venir à l’école le nombril à l’air n’est guère approprié… Sauf, sauf s’il s’agit de la manifestation d’une conscience politique. Alors devant ces gamines de moins de 18 ans, tous les adultes qui laissent la France partir à vau-l’eau devrait mettre chapeau bas. Le nombril au vu de tous prend la force d’un grand dessin de presse et en dit plus que de longs discours sur notre société crispée. Mieux, le nombril de ces adolescentes a la puissance dévastatrice d’une énorme paire de baffes mises à ces députés qui sont restés pour auditionner l’étudiante voilée qui narguait la république, qui narguait la laïcité. Honte à eux de ne pas avoir fait évacuer manu militari cette représentante de l’islam maquillée comme une voiture volée en syndicaliste de l’UNEF.

Quand une frange de société baisse la tête comme certaines figures de la représentation nationale donnant un triste exemple, une autre la relève effrontément et lutte pour sa liberté. Des gens indignes élus par un peuple qui ne sait plus très bien ce qu’il fait, prennent une leçon de démocratie de filles qui transcendent le mot “indécent” en symbole de la guerre de religion. Cela donne un peu d’espoir.

Frédéric Le Quer

 

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