Don’t look up

Par dimanche 9 janvier 2022 Permalink

Netflix propose à ses abonnés le film “Don’t look up” (ne regarde pas en l’air) avec Di Caprio.

Deux savants s’aperçoivent qu’une énorme météorite fracassera la terre dans 7 mois. Après leur révélation, l’attitude des dirigeants américains, de la presse et de la population mène au désastre. Déni de la présidente des Etats-Unis (sublime Meryl Streep!) puis des médias. Division de la population tirée à hue et à dia. Échec technologique enfin.

L’avidité est dénoncée. Les télévisions n’ont que la préoccupation de faire de l’audience avec cette nouvelle tournée en dérision. Le secteur privé réalise qu’il peut profiter de cette météorite composée de métaux précieux pour s’enrichir davantage. Les politiciens calculent leurs chances aux prochaines élections à l’aune de la nouvelle.

Alors que le délai avant l’impact est suffisant pour régler le problème grâce à l’arme nucléaire, les diverses tergiversations empêchent l’état d’agir. Les demi-mesures prises à cause de l’argent à gagner ne fonctionnent évidemment pas. La tentative sino-russe pour sauver la planète rate.

Le scénario fait comprendre assez vite au spectateur que le pire est certain. Le film fait assister à un suicide collectif, un suicide par bêtise. Les scientifiques eux-mêmes sont emportés dans le tourbillon d’âneries qu’ils entendent et se résignent à leur mort prochaine.

La fin du monde se déroule alors dans une ambiance plutôt joyeuse vu que personne n’assume ses responsabilités.

Cette tragi-comédie de Netflix chevauche les défis modernes des émissions de CO2 au coronavirus. Elle pourrait être bien plus profonde, pourrait creuser davantage les limites du système démocratique occidental, de la mondialisation, du monde tel qu’il devient; mais en même temps sa légèreté souligne la folie de notre société qui va, porter par le hasard.

Voilà un synopsis inenvisageable, il y a seulement quelques années. Foin de super héros. Foin d’homme providentiel. Juste la fatalité comme avenir avec le déni comme moteur.

A coup sûr, c’est à voir.

Frédéric Le Quer

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