Doigt d’honneur

Par lundi 29 novembre 2021 Permalink 2

Les adversaires d’Eric Zemmour s’organisent bien et viennent de remporter une petite bataille avec cette histoire de doigt d’honneur alors que ceux dont le rôle est de concevoir le déroulement de la campagne électorale du futur candidat sont dépassés. Je l’écris la boule au ventre, je l’écris écœuré. Zemmour n’est, ni la reine d’Angleterre, ni la principauté de Monaco. Ce n’est pas l’image qui fait Zemmour, c’est son discours, c’est ce qu’il a à dire sur la France. Il ne peut pas faire la campagne du vide idéologique comme a fait Macron à la dernière élection présidentielle. L’image est un truc d’imbécile pour leurrer les gogos, c’est le néant de la pensée politique duquel des médias peu exigeants intellectuellement se repaissent. Zemmour est tout le contraire. Zemmour c’est l’intelligence au service d’un peuple debout. Zemmour c’est une pensée complexe qui, quand on le laisse la développer, dévoile une vérité, soulève le rideau de mensonges dont le milieu politico-médiatique couvre la situation française.

Mais on n’entend plus Zemmour depuis quelques temps. Seules ses déambulations font l’actualité. Et avec ce modèle, il se retrouve là où ses ennemis l’attendent. Ils sont très forts ceux qui n’ont rien à dire, ceux qui surtout ne veulent que rien ne change dans le domaine du paraître. Le paraître est leur grande expertise. Ils le maîtrisent magnifiquement bien à coup de propagande médiatique et de communicants. C’est ainsi qu’ils laissent les français apathiques dans l’illusion en les empêchant de voir ce qu’ils ont sous leurs yeux. Zemmour, lui, dévoile. Zemmour appuie là où ça fait mal. Zemmour c’est l’oncologue qui a la lourde tâche de dire au malade qu’il a un cancer mais qui, en revanche, s’apprête à le soigner.

Inéluctablement, la défaite est annoncée si le candidat souverainiste continue à mettre ses pas dans ceux des autres. Il doit rester original. Une guerre médiatique contre des antifas eux-mêmes manipulés par le gouvernement sera la Bérézina car forcément, humainement, Zemmour finira par craquer sottement, poussé à bout comme ce week-end par quelques dizaines d’individus méprisables.

A Marseille, l’islam et ses suppôts d’extrême gauche ont gagné un assaut avec comme mot d’ordre “zbeule”, un mot arabe qui signifie désordre. Les médias se sont aussi mis bien en ligne derrière ce cri de ralliement de l’anti France car ils participent de la déchéance française avec l’esprit munichois qu’ils ont profondément ancré en eux. Hélas, l’entourage de Zemmour n’a pas su le protéger, pire il l’a jeté dans la fosse au lion. Encore d’autres erreurs tactiques de ce genre et c’en sera fini de l’espoir un peu fou mais tellement salvateur de le voir un jour à l’Elysée.

Frédéric Le Quer

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