Discours d’Emmanuel Macron sur la république

Par samedi 5 septembre 2020 Permalink 1

“La liberté dans notre République est un bloc. C’est la liberté de conscience et en particulier la laïcité, ce régime unique au monde qui garantit la liberté de croire ou de ne pas croire. Mais qui n’est pas séparable d’une liberté d’expression allant jusqu’au droit au blasphème.” Et Emmanuel Macron d’ajouter qu’il “n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, parfois avec l’aide d’une puissance étrangère, entendent imposer la loi d’un groupe. Non, la République, parce qu’elle est indivisible, n’admet aucune aventure séparatiste ».

A part quelques pinailleurs, nos médias ont été ravis d’entendre de la bouche du président de la république, ces mots qu’ils ont qualifiés de forts. Mais imaginons que Macron ait déclaré que la liberté chez nous est en miette, que la république ne garantit plus le droit de ne pas croire puisque c’est bien celui-ci qui est remis en cause et mettant ses pas dans ceux de son ancienne garde des sceaux, Nicole Belloubet, affirme que le droit au blasphème s’arrête dès l’instant où un croyant est choqué! Imaginons qu’il ait poursuivi en comparant la république à une auberge espagnole ( ce qu’elle devient un peu plus tous les jours) et ait permis aux puissances étrangères de s’immiscer dans la vie publique les autorisant à créer des groupes indépendants les uns des autres sur des territoires féodalisés!

Le principe de réalité y aurait gagner ce que l’affirmation des idéaux républicains y aurait perdu. Dans la vie quotidienne quelques soient les injonctions du président, la France est en charpie. Macron s’est encore exonéré des faits pour louer un monde imaginaire rêvé qui, puisqu’il n’agit pas, ne se concrétisera pas.

Une fois de plus, le sophiste s’est substitué à l’homme d’action dont on aurait bien besoin mais qu’il ne sait pas être, avec une posture intellectuel qui ne remplacera jamais un bon coup de pied au cul. Macron a discouru mais comme sa parole n’est pas performative,  peu de temps après, un bus à Orly était pris d’assaut par une vingtaine d’individus ou, à Brest, 2 femmes étaient rouées de coup par une quinzaine de jeunes qui voulaient voler leurs sacs… Elle est pas belle la république?

Frédéric Le Quer

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