Diehl, Charles Guillaume (1811-1885)

Par samedi 20 juillet 2019 Permalink 1

De 1850 à la première guerre mondiale, de véritables manufactures se créent concernant la fabrication de meubles. Dans les ateliers de Charles Diehl, un ébéniste créatif, d’origine allemande comme beaucoup de ses confrères, jusqu’à six cents artisans réalisent, 39 rue St Sébastien Paris 11e, “de petits meubles riches et gracieux, et d’autres monumentaux et de différents styles, certains dans la manière de Boulle, aux expositions universelles de 1855 et de 1867” (Pierre Kjellberg, Le meuble français). Le médailler qu’il crée pour cette dernière avec le dessinateur Brandely et le sculpteur Frémiet est conservé au musée d’Orsay.

Diehl répond jusqu’à sa mort à des commandes venant de la grande bourgeoisie parisienne ainsi qu’à des commandes internationales. En 1869 il reçoit une médaille d’honneur à l’exposition de l’union centrale. Bref Dielh est l’un des ébénistes de cette époque qui réinterprète des formes du passé avec la plus grande minutie et une qualité d’exécution irréprochable. Les amateurs contemporains ne s’y trompent pas et paient très cher l’éclectisme et l’ostentation qui caractérise ce mobilier de luxe.

En une, le cabinet à cigares en cèdre, placage de cèdre, placage de noyer, bronze, 145 x 95 x 55 cm, réalisé avec Emmanuel Frémiet et Jean Brandely, fut adjugé chez galerie de Chartres ovv le 28 octobre 2018, 132 000 €. Ci-dessous, le guéridon en bois noirci et bronze doré, diamètre 125 cm, fit 31 581 € chez Hotel des ventes Madeleine à Orléans.

Terminons par un invendu le 27 février 2019! Le cabinet ci-dessous estimé entre 120 et 150 000 €, 136 x 120,5 x 49 cm ne trouva en effet pas preneur lors de la vacation de Kohn ovv à Drouot.

Frédéric Le Quer

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