Didier Raoult interrogé par Laurence Ferrari

Par mercredi 19 août 2020 Permalink 1

Qui pourrait vouloir être vacciné contre un  truc qui ne tue pas, demande le Professeur Didier Raoult à Laurence Ferrari (impeccable au demeurant) en parlant du covid-19. Puis il se tut. C’est surement le seul point de l’interview à Cnews où l’on pouvait se dire que le grand ponte n’allait pas assez loin. Le problème est moins le libre arbitre de chacun que les décisions aveugles et autoritaires des dirigeants, l’Australie, par exemple, parlant d’ores et déjà d’une obligation à se faire vacciner contre le coronavirus.

Dans un combat science contre politique, il y a toujours eu deux gagnants successifs. La politique d’abord peut grâce à la propagande nier les faits pendant un temps trop long à l’échelle de la vie humaine. La science ne reprendra ses droits qu’après, plus tard, quand la négation du réel ne devient plus possible. En attendant, le mensonge domine au détriment des individus. Les gagnants de la désinformation parlent de controverse scientifique quand il ne s’agit que de la victoire temporaire de l’obscurantisme. Ils justifient un débat qui n’aurait pas dû être. Ils enjolivent leur victoire rendue possible par la force au lieu de l’esprit. Alors, le vaccin, futur énorme scandale? Bien possible mais en attendant nous vivons celui de l’hydrxychloroquine, s’obstine à affirmer le professeur Raoult. Et même sans rien n’y connaitre comment ne pas donner raison à quelqu’un qui fait son métier et soigne plutôt qu’à un autre qui abandonne le malade à son destin ou lui assène un traitement au Remdesivir qui si il le guérit du covid le jettera dans les affres de l’insuffisance rénale!

D’un point de vue psycho-sociologique le professeur Raoult a dénoncé l’affolement et le risque de désorganisation que provoque l’épidémie. “On ne soigne pas avec des gens qui ont peur”, dit-il. Et de mentionner cette nouvelle folie collective à propos des masques au point de rameuter 130 CRS supplémentaires à Marseille pour verbaliser des contrevenants au risque de créer un climat social conflictuel et dangereux.

Alors non on ne va pas tous mourir du covid-19! Mieux même, on ne craint pas grand chose à condition de garder son sang froid. Mais l’épidémie d’aujourd’hui qui n’est déjà plus la même qu’en mars, va encore probablement évoluer… Et l’avenir n’appartient pas aux hommes!

Frédéric Le Quer

 

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