Dictature sanitaire

Par vendredi 6 août 2021 Permalink 1

Les visages hideux des mâles gras et bouffis, les ventres de propriétaires se mouvant difficilement en tête d’un corps trop gros, les femelles dépoitraillées en attente de liposuccion, les mises en plis ratées  soulignant un faciès aux traits épuisés, les talons hauts sous des jambonneaux aux mollets trop épais vont respecter le devoir soi-disant civique de la vaccination, confortés par les flagorneries de médias rampants en faveur du pouvoir. Ils seront là devant les restaurants à exhiber à la queue leu leu leur passe sanitaire tel un diplôme de bonne conduite feignant de croire en un tissu national recomposé sur les drames engendrés par un virus chinois. S’ils seront partout les plus visibles, ils seront loin d’être les plus significatifs.

Les détresses momentanées de ceux qui n’en sont pas deviendront avec le temps des victoires lorsque le mouvement des engrenages dévastateurs de la peur aura changer de sens.

Parce que c’est bien sur la peur qu’aujourd’hui l’état macroniste mise, cette peur qui a su fabriquer quarante millions de pétainistes après la débâcle, est appelée à la rescousse pour fabriquer soixante millions de vaccinés. Et si la peur du virus faiblit, des schémas de communication toujours plus catastrophistes viennent créer la panique jusqu’à ce que le peuple cède et se sente obligé d’accéder aux exigences de son chef. Ce “consentement moite” qui suinte sinon une certaine lâcheté, à coup sûr la reddition, qui fait semblant de croire qu’il n’existe rien en dehors de la stratégie légaliste consistant au respect obéissant en une parole hiérarchiquement supérieure, qui est prêt à patienter jusqu’à la mi novembre d’abord et la Saint Glinglin ensuite pour recouvrer le droit à réfléchir par soi-même, ce consentement moite ramène à l’esprit de ceux à qui il reste encore une mémoire cette phrase de Péguy éternellement vraie “celui qui ne se rend pas a raison contre celui qui se rend”.

L’étrange atmosphère de deuil régnant sur la France est l’inéluctable climat inhérent à la défaite. L’adhésion actuelle aux mesures liberticides cache un sentiment de culpabilité qui prolonge les renoncements de la population à faire peuple. Le tragique abandon obtenu par une pression psychologique menant à la dictature sanitaire pousse comme toujours à une docilité malsaine avant peut-être, enfin, mais quand, le retour de la lucidité.

Frédéric Le Quer

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