Dialogue socratique… ou pas!

Par jeudi 9 avril 2020 Permalink 1

– C’est lundi de Pâques; Macron à la télé.
– Moi, je veux voir de Funès.
– Non. Ce sera Macron et puis c’est tout.
– Il nous fait chier ton Macron!
– Le coronavirus, c’est important.
– Important mon cul !
Vlan une baigne. ça vole bas.
– ça t’apprendra à être poli. Qu’est-ce que tu fais?
– je m’en vais faire un tour.
– Tu peux pas. C’est le confinement.
– Je m’en tape du confinement. je ne regarderai pas ton connard.
– Mon “connard”, il va te dire quand tu pourras sortir.
– J’ai rien fait, je sortirai quand je veux.
– T’as pas le droit.
– C’est lui qui n’a pas le droit de m’enfermer.
– Si. Il a tous les droits.
– Pays de merde dirigé par un enculé!
Vlan une autre baigne!
– Mais tu vas être poli, nom de dieu!
– T’es bien qu’un larbin à écouter cet abruti.
– Non, c’est pour notre bien qu’il fait tout ça.
– Il fait rien de bien ce gros con.
– Si, il empêche qu’on soit malade en nous confinant.
– ça fait un mois que ça dure et il y a toujours autant de morts! La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent!
– Ce n’est pas sa faute.
– “Ce n’est pas ma faute, ce n’est pas ma faute!!!” On dirait le vicomte Valmont qui quitte sa maîtresse…
– Qu’est ce que tu racontes?
– Je raconte que c’est un putain de salopard qui est en train de nous la mettre bien profond!
– Tu vas voir. Il va refaire de la France un pays fier et souverain.
– Si tu n’as pas encore compris que tout ça sert seulement à nous baiser, c’est que t’es vraiment trop con!
Cette fois la baigne est évitée de justesse.
– C’est toi le petit con qui croit tout savoir.
– Ton Macron, il n’a pas de tune pour des masques à un centime mais pour flinguer un opposant au LBD à bout portant là il trouve le blé.
– C’est pas pareil.
– Si. Tu verras quand ils te tireront dessus parce que tu es dehors.
– Quand je te dis de rester là…
– T’es même pas un collabo, t’es un troupeau de moutons à toi tout seul!
– Quand on est en guerre, il faut savoir obéir.
– Tu crois qu’il s’agit de gagner la guerre alors qu’il s’agit de la prolonger indéfiniment.
– Bah! on est peinard à la maison pour le moment.
– Ben moi, j’en ai raz le cul et j’attendrai pas la mi-juillet!
– Pourquoi? On s’en fout, on part en vacances au mois d’août.
– Putain, le con! Il a trouvé la deadline.

Frédéric Le Quer

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