Dessin d’Eugène Delacroix (1798-1863) à Drouot

Par jeudi 28 février 2019 Permalink 1

La perfection glacée et la précision absolue dans l’étude d’un modèle ne sont pas la tasse de thé d’Eugène Delacroix. Le révolté, certainement pas extrémiste pour autant, rejette les normes de l’académie avec son insistance pour une reproduction exacte. Les effets de couleurs sont son grand oeuvre pour placer son art au service de l’imagination. Il préfère Rubens à Raphael.

Toutefois ses études n’en sont pas moins nombreuses et une feuille de loin en loin apparaît lors d’une vacation à l’Hotel Drouot. C’était le cas chez Muizon Rieunier ovv ce 27 février 2019 avec les ” Deux études de bras ” en une, crayon noir, cachet d’atelier en bas à gauche, quelques rousseurs, légèrement insolé. Le négoce internationale, une maison britannique, se l’est offerte pour 2 125 €, son acheteur en salle se bagarrant contre un téléphone. L’oeuvre est assez modeste mais son auteur fait partie des plus grands. Cette même feuille a d’ailleurs été vendue le double en juin dernier… Curieux! On peut comparer ce résultat avec celui de l’étude de dos d’homme et de bras, ci-dessous, crayon noir, 19 x 26 cm, cachet en bas à droite, vendue chez Beaussant Lefèvre ovv le 7 mars 2018, 8125 €.

Beaucoup plus ancien, chez Millon svv, le 23 novembre 2007, le dessin ci-dessous, dans une veine orientaliste et brossé d’une manière peut-être plus caractéristique du maître, étude d’homme au poignard, reprise du bras et autre étude, plume et encre brune, 17,5 x 15 cm, une pliure horizontale au centre, rousseurs, cachet de l’atelier en haut à droite et en bas à droite était emportée pour 5 576 €.

Enfin dernier exemple avec un dessin coloré chez Binoche et Giquello le 6 juin 2018, Marocain dans un intérieur, mine de plomb et aquarelle sur papier beige, tampon d’atelier de l’artiste, 16,1 x 13,5 cm, pour lequel il fallait compter 7 986 €.

Frédéric Le Quer