Dénigrement des GJ et emploi en berne

Par mardi 12 février 2019 Permalink 1

Un traitement de l’information et une information ont marqué la journée d’hier. Le dénigrement des GJ a trouvé un nouveau souffle. Le secteur privé n’a créé en France que 106100 nouveaux emplois en 2018 à comparer avec l’année précédente où 328 200 avaient été créés.

Concernant le dénigrement des GJ, la casse qui a eu lieu samedi a servi de prétexte. Si elle est indéniable, il est irréfutable, d’une part, qu’elle est le fait principalement d’une seule personne située à l’extrême, ultra (?) gauche de l’échiquier politique que la police eut pu intercepter dès le début de la journée mais qu’elle a laissé faire, d’autre part, que le dispositif policier placé carrément au milieu de la manifestation a alimenté les heurts, enfin, que le parcours à travers des petites rues de la capitale était totalement inadapté au monde qu’il y avait. Ces trois raisons prouvent, s’il en était encore besoin, que Castaner cherche à envenimer la situation. Parallèlement, Macron rameute ses soutiens de la première heure comme l’acteur Berléand (voir image en une), pour continuer à faire jouer cette petite musique du retour à l’ordre soi-disant nécessaire et urgent. Les médias toujours aussi aplatis relaient, relaient, relaient… Mieux même, ils ressortent le spectre de l’antisémitisme à cause du tag d’un abruti. Les journaleux avaient déjà tenté le coup avec deux autres abrutis qui faisaient la quenelle à Montmartre, ils remettent ça avec une honteuse inscription dont on ne sait d’ailleurs même pas si elle vient d’un Gilet Jaune. Jusqu’à preuve du contraire l’antisémitisme qui sévit et qui tue est le fait en France des musulmans et ils ne participent pas au mouvement des GJ.

Concernant les catastrophiques chiffres de l’emploi dans le secteur privé, plus personne n’en parle ce matin bien qu’ils témoignent, parce qu’ils témoignent de l’échec complet de l’image business friendly que se donne Macron. ça n’a aucun résultat concret favorable à la population. Entre les jeunes qui entrent sur le marché du travail et les au moins 300 000 immigrés qui arrivent dans le pays chaque année, la situation n’est rien moins que dramatique. La France n’a pas besoin de main d’oeuvre. Mais les mesures Macron aident les entreprises à mieux licencier et à embaucher pour moins cher. C’est bien ce pourquoi le patronat l’a fait élire. Le président peut dormir sur ses deux oreilles quand il dort. Il garde le soutient de ses mentors et reste en lice pour celui qui laminera le plus efficacement les classes moyennes.

Comme vous le voyez, ces deux faits d’actualité sont très liés. L’économique et le politique s’entrecroisent.

Frédéric Le Quer