Déni de démocratie en Italie

Par lundi 28 mai 2018 Permalink 5

C’était à prévoir.  Il n’y a plus de démocratie en dehors des traités dans l’union europeenne. Non seulement le gouvernement voulu par les italiens a été rejeté, mais, comble d’une certaine violence anti sociale, le prochain gouvernement italien va être dirigé par quelqu’un représentant l’exact opposé de la décision rendue par les urnes. Le futur président du conseil est un grand tenant de la rigueur la plus extrême, un grand suppôt des banquiers centraux, un Macron bis, dur avec les faibles et doux avec les forts.

M5S a évidemment raison de demander le renvoi du président de la république italienne. Mais ce sera en vain. La Ligue le sait et est déjà dans la campagne des prochaines élections de septembre. Les italiens vont-ils devoir voter jusqu’à ce que mort s’en suive, jusqu’à ce qu’ils votent bien? C’est la seule question qui vaille vraiment. Si les autrichiens, les danois, les finlandais sont économiquement des petits pays qui ont le droit d’avoir des gouvernements rebelles qui ne portent pas trop à conséquence, l’Italie doit rester dans les clous. Ces clous sont l’adoration du dieu €, l’austérité pour la population, le crédit gratuit pour les riches. Les produits financiers, l’immobilier de luxe, les importantes œuvres d’art sont inflatés, i. e. leur prix montent sans cesse, et deviennent le terrain de chasse exclusif des milliardaires qui se refilent le bébé en engrangeant des plus-values, tout cela grâce à l’accroissement exponentiel de monnaie par la BCE.

Les forces réactionnaires s’étaient manifestées dès la semaine dernière par la voix de français comme Moscovici ou Le Maire. Macron et sa clique sont devenus les hérauts de Bruxelles, les aficionados de la monnaie unique, d’une Europe ultralibérale, du transfert de souveraineté, d’une immigration outrancière. Mort à la coalition La Ligue- M5S! Ils ont remporté le deuxième round. Le premier, ils l’avaient perdu dans les urnes avec l’expression démocratique. Mais quand il s’agit de coups tordus, loin de la volonté du peuple, ils redeviennent les plus forts. Il y avait même eu une avant première à ce combat. Dans les urnes aussi avec l’échec cuisant de Renzi et son référendum. On le voit, les italiens ne cessent de dire non, mais l’UE s’en tape.

Les européens vivent actuellement des temps tragiques. Alors que partout dans le monde, de l’Inde aux USA en passant par la Russie, La Chine, le Japon, Israel,le monde entier en fait, ( les arabes c’est autre chose, ils sont mobilises par un expenqionnisme religieux) alors que le sens de l’histoire tend vers un souverainisme intelligent neutralisant les nationalismes belliqueux grâce aux super puissances, nous continuons seuls vers ce mondialisme avec lequel on perd notre vie, notre argent, nos traditions au profit de quelques personnes qui se croient digne de dominer les peuples Européens nombreux variés et culturellement riches  pour les niveler, les rabaisser, les condamner à mourir.

Frédéric Le Quer