Démocratie dévoyée en Israël

Par vendredi 4 juin 2021 Permalink 1

Il en va des pays comme des gens, ils déçoivent parfois. Et Israël déçoit. Son honneur était d’être la seule démocratie du moyen-orient.  Certes la nation ethnicisée interdisait à quiconque n’étant pas juif de devenir israélien. Mais personne ne peut être naturalisé saoudien ou iranien ou même chinois ou japonais. La naturalisation ouverte à tous et surtout n’importe qui est une politique européenne et particulièrement française, en fait assez peu suivie à travers le monde. Toutefois en Israël, à l’inverse des pays qui l’entourent, le peuple était jusque là souverain. C’est ainsi que le pays pouvait avec raison donner des leçons aux autocrates alentours. Il justifiait par ses institutions le regard bienveillant que les gens de bonne foi portaient sur lui. Son scrutin proportionnel, exagérément proportionnel, était un pavé lancé dans les pétaudières étatiques moyen-orientales.

Mais depuis qu’une coalition allant d’un parti islamiste à l’extrême droite s’unit pour renverser Benjamin Nétanyahou, les israéliens assistent au dévoiement de leur démocratie. Leur pouvoir disparaît au profit d’un groupe aux intérêts totalement divergents allant de religieux juifs au parti arabe pro palestinien qui n’ont en commun que la volonté de chasser le premier ministre et de s’approprier les portefeuilles ministériels.. Pire ces politiciens qui rappellent chez nous les tristes heures de la IVe république, sont soutenus par la bien pensance occidentale. Le journal “Le Monde” parle de la “beauté” de ce rassemblement hétéroclite abject qui cherche à chasser Benjamin Nétanyahou trop étroitement lié à Donald Trump. Les haines recuites des mondialistes envers les souverainistes resurgissent à cette occasion car ils détestent la démocratie qui leur rappellent le pouvoir du peuple et leur propre fragilité.

Israël devient donc le laboratoire de la folie idéologique occidentale. Elle doit s’imposer coûte que coûte, qu’importe les moyens et gare à ceux comme Nétanyahou ou Trump qui se mettent en travers. Quant à nous français, la difficulté qu’il va y avoir à changer catégoriquement de politique nous apparaît à travers cet exemple lointain. Il le faut absolument mais ce sera dur.

Frédéric Le Quer

PS: en une image choisie par le journal “Le Monde” concernant la politique en Israël qui montre Mansour Abbas (à droite), le chef du parti conservateur islamique qui signe un accord de coalition avec le chef de l’opposition israélienne Yaïr Lapid (à gauche) et le leader d’extrême droite Naftali Bennett (au centre)

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