Delphin Enjolras (1857-1945)

Par dimanche 21 juillet 2019 Permalink 1

Ce n’est pas pour ses vues des vieux quartiers du Puy en Velay, ni ses paysages camarguais, ni pour ses portraits d’officiels de la IIIe république, que Delphin Enjolras est aujourd’hui connu des amateurs de tableaux. Ce sont ses portraits de longilignes femmes modernes des années folles, allongées sur un sofa ou conversant sur une terrasse donnant sur la côte méditerranéenne, habillées par Paul Poiret, coiffées à la garçonne, dans des ambiances nocturnes éclairées à l’électricité, qu’il séduit. Un dessin impeccable et des couleurs chaudes permettent de se projeter agréablement dans le milieu raffiné dépeint non sans un certain érotisme implicite.

“— Les soleils couchants Revêtent les champs, Les canaux, la ville entière, D’hyacinthe et d’or ; — Le monde s’endort Dans une chaude lumière. Là tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe calme et volupté”. Ces phrases de Baudelaire vont bien aux œuvres de Delphin Enjolras.

Sur le marché de l’art, l’artiste est donc concernant son thème de prédilection, les femmes, rarement invendu et toujours bien payé. En une, le 16 juin 2013 chez Osenat svv à Fontainebleau, “Diner entre amies sur la terrasse” (60 x 73 cm) fut adjugé 31 250 €. La même année le 27 mai, ci-dessous, un nu allongé fit chez Patrick Leclerck svv à Douai, 17 640 €.

L’huile ovale, ci-dessous, “Thé sur le terrasse”, 50,5 x 40,5 cm, plut le 4 juillet 2018 à un amateur contre environ 3200 € chez Brissonneau ovv à Drouot.

Terminons avec ce tableau intitulé Le Kimono Japonais, huile sur toile signée, 56 cm x 73 cm qui fit 16 575 € chez Aguttes à Drouot le 6 juin 2016.

Frédéric Le Quer

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