De l’utilité du coronavirus

Par mercredi 25 mars 2020 Permalink 1

Depuis le commencement de l’épidémie de coronavirus l’Elysée et Matignon regardent vers la Lombardie et suivent scrupuleusement ce qui se fait au-delà des Alpes. Ce goût de l’échec et des mauvaises solutions est diabolique! L’Italie est le pire pays touché et, malgré le confinement, le nombre de morts du COVID-19 a encore augmenté hier. Tout ce qui arrive là-bas, la transhumance des citadins, l’incapacité à circonscrire une zone remplie de malades, l’incapacité à trouver le patient zéro dans une chaîne de contaminations, le refus d’empêcher d’entrer les étrangers, le manque de tout (gel, masques, tests, cathéters, blouses, lits, ventilateurs…) tout, tout est pareil en France.

Et pourtant, il suffisait de tourner son regard vers un bon, un pays aux dirigeants compétents pour ne pas tomber dans la catastrophe dans laquelle on est englué. La Corée du Sud qui a le plus bas taux de mortalité parmi les pays touchés par le coronavirus, l’a vu avant nous arriver et, sans coup férir, a réglé son problème avec des solutions complètement inverses aux nôtres. Elle a massivement testé la population, elle a fermé les frontières, elle a grâce à cela sélectivement choisi ceux qui devait être confinés porteurs du coronavirus et laissé vivre masqué le reste de la population. Ce pays de 51,47 millions d’habitants a dès le début pris des mesures extrêmes jusqu’à aller pister les porteurs du virus avec la vidéo surveillance et le téléphone. La Corée du Sud a vaincu.

Mais si Macron est couard, sa duplicité n’en est pas moins grande. Pendant qu’il nous balance une fausse idée sur le traçage des téléphones des malades du coronavirus complètement insensée puisqu’on ne teste strictement personne à part ceux qui sont à l’agonie et qui ne peuvent donc pas se déplacer, il passe en coupe réglée le code du travail. Et là il ne fait pas semblant jusqu’à abolir les trente cinq heures en les transformant en 48 h, durée hebdomadaire du travail tolérée par l’UE. Et presque personne s’en offusque, nos journaux faisant semblant de croire qu’une fois la crise sanitaire passée, les anciennes lois réapparaîtront comme par magie!

Ce coup de barre ultralibéral est aussi camouflé par la grande idée des nationalisations! J’entendais hier soir Eric Zemmour parler du chemin de Damas du président comme si il se reniait. Pas du tout. Il se renierait si il avait l’intention de nationaliser des entreprises indispensables à l’indépendance de la nation, absurdement dans le privé maintenant, telles celles qui touchent au secteur médical, pharmaceutique ou à la défense nationale ou à l’énergie. Mais là pas du tout. Il veut privatiser des canards boiteux comme Renault et Air France. C’est du foutage de gueule dans ses grandes largeurs! Le patronat applaudit des deux mains. Macron socialise les pertes et l’état va cher payer pour renflouer tout ça.

Alors effectivement il y aura un avant et un après. Mais l’après s’annonce tragique pour les citoyens français.

Frédéric Le Quer

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