D'”attentat” à “attaque”

Par dimanche 26 mai 2019 Permalink 1

Un glissement sémantique dont le coup d’envoi a été donné par le président de la république, apparaît depuis l’acte terroriste de vendredi à Lyon. Les commentateurs suiveurs de l’Elysée ne parlent plus d'”attentat” mais d'”attaque” tout court. Le choix d’un terme assez vague, valable aussi bien dans le sport que pour des gilets jaunes se réfugiant dans un hôpital par peur des réactions de la police, évite sans doute de s’avancer sur le terrain de l’islamisme un peu comme François Hollande avait remplacé Etat Islamique par DAESH pour ne pas stigmatiser l’islam en France. Le mot “attaque” a aussi l’avantage de noyer le poisson pouvant être associé à “attaque à main armée”, soit simplement un acte de gangster. Attaque pour ne pas dire attentat et ne pas reconnaître qu’un certain nombre de musulmans fait la guerre aux français, sur leur propre territoire, protégé par le laxisme d’autorités débordées par l’immigration outrancière, est donc la dernière trouvaille d’un pouvoir ayant trop lu George Orwell.

Il faut admettre que l’attentat tombe plutôt mal deux jours avant les élections européennes et ce n’est surement pas un hasard du calendrier. Des musulmans radicaux espèrent la guerre civile, un djihad au grand jour sur le territoire français. Ils veulent brusquer le basculement de “république française” en “république islamique française”. Il y a deux solutions en France aujourd’hui. Soit on continue vers un remplacement en douceur des valeurs laico-chrétiennes par les valeurs de l’islam, comme c’est le cas dans le Pas-de-Calais ou dans le département du Nord, par exemple, soit on arrête ça immédiatement, mais incontestablement ce changement catégorique de perspective ne pouvant se faire que dans la violence, demandera de la part des français de souche une reprise en main de leur destin dont on ne les sent pas encore tout à fait capables… Mais les choses évoluent!

Frédéric Le Quer

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