Critique de la loi sécurité globale

Par dimanche 22 novembre 2020 Permalink 1

La diffusion d’images des forces de l’ordre sera bientôt pénalisée par la loi sécurité globale. C’est à l’évidence une dérive autoritaire. Une de plus de la part du libéral Macron. A priori, la population n’est pas farouchement opposée à voir l’état musclé son jeu face à la délinquance produite par l’immigration toujours aussi insensée. Toutes ces zones de non droit exaspèrent. Tous ces indigénistes et leurs comités Traoré ou autres sont insupportables avec leurs vidéos tronquées au moment de l’arrestation d’un des leurs, racaille depuis ses douze ans x fois interpellée, ayant choisi la charia contre la loi de la république.

Ceci étant dit, comment ne pas se souvenir de l’attitude de la police au moment de la crise des gilets jaunes et en fait maintenant à chaque foi qu’il y a une manifestation contre le pouvoir en place! Flash ball, gazage des cortèges, coups de matraque sont devenus les sévisses habituels assénés aux contestataires du régime. La police se défoule sur les honnêtes citoyens en train de revendiquer des droits, ne pouvant le faire sur ceux qui leur pourrissent tous les jours la vie. Et heureusement qu’il y a des images pour arrêter le massacre. Heureusement. Je n’oublierai jamais ce que j’ai vu pendant la crise des gilets jaunes et les violences policières systématiques contre de pauvres gens qui venaient de faire des dizaines de kilomètres pour avouer ensemble leur mal être dans la capitale devant les lieux de pouvoir.

Une seconde chose plus grave encore vient à l’encontre de cette loi sécurité globale. Le pouvoir de police qui jusque là était un pouvoir régalien, est en train d’être abandonné aux mains des maires avec la police municipale. C’est évidemment un constat d’échec. La police nationale est ce qu’elle est mais en général ce n’est plus “un refuge pour les alcooliques qu’on n’a pas voulus à la SNCF et aux PTT” comme disait Coluche. Ces fonctionnaires sont instruits, ont passé des concours et des examens, sont assermentés. Leur port d’arme n’est pas un danger pour la population mais au contraire une sécurisation de tous. Mais même dans ces conditions il y a des problèmes et par exemple des radicaux islamistes infiltrés. Alors qu’en sera-t-il avec une police municipale composée d’individus mis là par le bon vouloir du pouvoir politique en place dans chaque commune, à la formation aléatoire, au passé trouble, répliquant avant tout, comme le veut par exemple Anne Hidalgo, la diversité ethnique? Ces nouveaux policiers font peur. Et s’il s’agit en plus de les armer, le territoire risque vite de devenir plus insécure qu’il n’est déjà.

La république est dans une dérive dramatique. Cette loi qui au départ devait lutter contre le séparatisme musulman, devient l’outil de la répression contre les contestataires du régime et devient un moyen de constituer de petites féodalités à travers le territoire qui, bien loin de l’unir, vont le disloquer encore un peu plus. Alors qu’il fallait renforcer le pouvoir central en redonnant à la police nationale son statut grâce à des effectifs supplémentaires, des conditions matérielles normales et une justice véritablement répressive, la suspicion va se répandre comme un feu de poudre à travers une population soumise à tel ou tel règlement, voire à la charia un jour ou l’autre, en fonction du maire du coin, en fonction du territoire où elle sera, à cause des nouvelles prérogatives dangereuses de la police municipale. Mais l’Elysée ou la place Beauvau pourront s’en laver les mains et rejeter la faute des bavures inévitables sur les communes.

Frédéric Le Quer

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