Crise financière expliquée par le COVID-19

Par jeudi 19 mars 2020 Permalink 1

Les banques ont déclenché la crise des subprime mais ont été préservées de la faillite par la sphère publique, sauf Lehman Brothers bien sûr… Les capitalistes américains purs et durs se sont indignés des nationalisations de quelques grandes entreprises jugeant qu’au lieu d’assainir le système, l’état permettait aux canards boiteux de continuer à vivre. L’économie mondiale paie depuis ce refus de la destruction créatrice préférant la sauvegarde de privilèges acquis par la ploutocratie à une dynamique de changement hégélienne. Rien n’ayant été réglé en profondeur, tout est devenu instable et les quelques années de croissance permises par les largesses des banques centrales ont moins aidé à régler les comptes de la crise financière de 2008 qu’à accroître la fortune de ceux qui n’en avait pas besoin.

En 2020 apparaît aussi avec le COVID-19 un refus, plein d’arrière-pensées celui-ci, d’une sélection naturelle même modeste. Prenant à témoins une population sidérée et abrutie de propagande, les dirigeants combattent le coronavirus avec des armes de destruction massive mettant à plat l’économie d’un pays, d’un continent, pour soi-disant sauver des milliers de gens la plupart vieux et malades. Les forces vives d’une nation sont brisées au prétexte d’épargner quelques grabataires! Cette situation serait complètement invraisemblable dans un monde jeune marqué par la croyance en l’avenir mais c’est celle qu’on connait aujourd’hui.

Pour amortir le choc, à une saine création de richesse rendue impossible, résultant de l’intelligence et du travail, mécanisme datant de la nuit des temps, est substituée une création monétaire ex nihilo en comptant qu’une monnaie dévoyée sursoit à l’effondrement économique… Enfin le seul qui intéresse sincèrement c’est l’effondrement économique des plus riches qui ont compris qu’il fallait faire en sorte de croire, en tout cas pour la galerie, en cet argent vicié, puisque garant de leur perpétuation. Christine Lagarde a menti cette nuit en déclarant: “A période extraordinaire, action extraordinaire”. Rien n’est extraordinaire dans sa version du “whatever it takes” de Draghi. C’est au contraire maintenant l’habitude à chaque crise aussi bien pour la BCE que pour la FED, la BoJ, la Banque d’Angleterre ou la banque centrale chinoise.

Le peuple va payer très cher les actions menées pour soi-disant le sauver du COVID-19. Ce virus sert à organiser la grande récession à venir tout en exonérant la ploutocratie qui cherche à montrer un altruisme de façade. Tous les dérèglements financiers dus aux subprime vont être mis sur le dos de la santé publique. Une élite mondialisée est en train d’avancer ses pions pour dominer une bonne fois pour toute une population appauvrie.

Frédéric Le Quer

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