Coups de pompes dans le cul

Par Lundi 22 janvier 2018 Permalink 7

La grande semaine à la gloire des multinationales débute aujourd’hui. Evidemment, le nouvel idole de ce patronat est notre Emmanuel Macron national. Il reçoit 140 d’entre eux à Versailles avant de partir ventre à terre à Davos, lieu où les milliardaires s’inquiètent à haute voix de l’avenir de leur patrimoine. A priori pas d’inquiétude, 82% de la richesse créée l’année dernière est allée dans la poche des 1% les plus riches et ils sont 42 à posséder autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. D’ailleurs leur patrimoine progresse de 13% par an “et en même temps” les salaires au niveau mondial ne progressent que de 2%.

Malgré ceci, Emmanuel Macron est passé vite fait ce matin à la cour des comptes pour expliquer que l’état allait faire des économies tout au long du quinquennat sans toucher aux prélèvements obligatoires. Comprendre probablement que comme pour cette année sa politique fiscale va continuer à être favorable aux 2% des français les plus riches et défavorable aux autres. Il faudra un jour expliquer aux français pourquoi ils doivent se serrer la ceinture. Les quantitative easing créent ex nihilo des milliards qui, au lieu de leur être redistribués, sont redistribués aux riches dans l’espoir que cet argent ruisselle sur les pauvres. A l’évidence c’est niet, archi niet! Mais on continue cette pratique abjecte qui ne profite quà ceux qui n’en ont pas besoin bien que les banquiers centraux disent que cela va cesser. Strictement personne ne les croit et surtout pas la bourse qui bat record sur record actuellement.

Bref un tout petit milieu connait la reprise alors que les populations sont comme sœur Anne et ne voient rien venir. Notre président de la république s’intéresse principalement aux leaders économiques, fait le paon, déploie ses ailes (pas grave c’est le contribuable qui paie les raouts versaillais) et promet à la cour des comptes sa fermeté, son intransigeance vis à vis des petits, des faibles, des sans-grade. Gageons qu’il tiendra sa promesse, d’ailleurs ces petits, ces faiblards sont tellement cons qu’ils ont été l’élire! C’est donc qu’ils en voulaient des coups de pompes dans le cul.

Frédéric Le Quer

PS Les chiffres économiques sont issus de la rédaction de France Culture.