Corrida à Bayonne

Par vendredi 16 août 2019 Permalink 6

Il semble que la présence à une corrida à Bayonne de deux ministres dont celui du bien être animal, Didier Guillaume, l’autre est une femme, Jacqueline Gourault (je ne sais s’il s’agit de sexisme, mais j’attends toujours et, à tort, je m’en rends compte, c’est évident, toujours plus de raison chez la femme!!!) agite le landerneau médiatique comme si ce gouvernement du fric par le fric n’avait pas déjà montré à plusieurs reprises son inintéret à l’égard de la cause animal. Pour ces gens les taureaux comme les loups ou les ours sont bons à abattre. S’ils se laissaient aller, ils participeraient en Afrique à quelques safaris pour exhiber leurs trophées d’animaux sauvages en voie d’extinction sur les murs de leur séjour. C’est bien le genre de ces friqués qui nous gouvernent, meprisant les animaux autant que le peuple. Leur dieu, c’est l’argent et pour en faire plus, plus vite, par exemple, Macron a refusé à ce qu’il y ait des caméras dans les abattoirs où l’infamie règne en maître sous prétexte de religion, mais aussi par connerie. Les mots pour nos dirigeants n’ont aucun sens. Bien être animal, c’est juste de la com’, ça ne signifie rien de tangible sinon un coup d’esbroufe pour berner les idiots qui croient encore aux mots.

Je veux citer là un passage du dernier livre de Houellebecq, Sérotonine, où l’écrivain s’interesse à un élevage de poule parfaitement autorisé par l’état:
“Je connaissais parfaitement cet élevage, c’était un élevage énorme, plus de trois cent mille poules , qui exportait ses œufs jusqu’au Canada et en Arabie Saoudite, mais surtout il avait une réputation infecte, une des pires de France, toutes les visites avaient conclu à un avis négatif sur l’établissement: dans les hangars éclairés en hauteur par de puissants halogènes, des milliers de poules tentaient de survivre, serrées à se toucher, il n’y avait pas de cage c’était un “élevage au sol”, elles étaient déplumées, décharnées, leur épiderme irrité et infesté de poux rouges, elles vivaient au milieu des cadavres en décomposition de leurs congénères, passaient chaque seconde de leur brève existence – au maximum un an- à caqueter de terreur. Cela c’était vrai même dans les élevages mieux tenus, et c’était la première chose qui vous frappait, ce craquètement incessant, ce regard de panique permanent que les poules vous jetaient, ce regard de panique et d’incompréhension, elles ne demandaient aucune pitié elles en auraient été incapables mais elles ne comprenaient pas les conditions dans lesquelles elles étaient appelées à vivre. Sans parler des poussins mâles inutiles à la ponte, jetés tout vivants par poignées dans les broyeuses…”

Et la France est dotée d’un ministre du bien être animal aussi ministre de l’agriculture!!! Décidément le comportement de ces individus au pouvoir est une honte pour notre pays. Alors la corrida, c’est juste un petite cerise rouge sang sur le gâteau de leur abjection.

Frédéric Le Quer

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