Coronavirus: Pauvre France!

Par mardi 24 mars 2020 Permalink 1

Vendredi 13 mars, un homme de 33 ans se sentant mal appelle le SAMU. Le service d’urgence l’examine chez lui et ne trouve pas les symptômes patents du coronavirus. Dans le doute, rien n’est fait et en particulier pas de test de dépistage, juste une recommandation au “jeune” malade de rester chez lui. La situation empire énormément jusqu’à mercredi 18 mars au soir où il est hospitalisé d’urgence. Le lendemain matin, enfin, il bénéficie d’un test qui se révèle positif. Depuis vendredi 20 mars dans l’après-midi, l’homme est en réanimation sous respirateur.

Voilà un bel exemple tout à fait réel de non assistance à personne en danger organisée par l’état malgré le serment d’Hippocrate qui stipule “Dans toutes les maisons où je dois entrer, je pénétrerai pour l’utilité des malades, me tenant à l’écart de toute injustice volontaire…”. Ah! Si ce monsieur avait été quelqu’un de puissant, il aurait été autrement suivi.

Il n’y a pas de tests de dépistage suffisants donc les médecins ne testent pas. Il n’y a pas de lits suffisants donc les médecins n’hospitalisent pas. Comme il y a une guerre aux motifs obscures entre le professeur Didier Raoult à Marseille qui a, au moins pour quelques patients, trouvé un remède au COVID-19 et le clan Agnès Buzyn, l’assistance publique soigne mal, épaulée en cela par le ministre de la santé qui a pris fait et cause pour la bande à Buzyn contre l’infectiologue reconnu pourtant mondialement. Le responsable politique met tellement de mauvaise volonté à entrouvrir la porte amenant à utiliser la molécule appelée nivaquine déjà connue pour traiter le paludisme que la décision gouvernementale apparaît comme totalement insuffisante. Il faut traverser l’Atlantique et entendre Donald Trump parler de la découverte du professeur français pour mettre du baume au cœur du citoyen.

Nos dirigeants sont si lamentables qu’il commence à y avoir une sécession, comme elle est en cours à Marseille où les autorités médicales contredisent sciemment les recommandations gouvernementales, une sécession entre le pouvoir central et des médecins qui n’ont pas oublié leur serment d’Hippocrate. L’approche à périmètre variable de la déontologie médicale que souhaitent voir adopter au corps médical Macron et sa bande, révulse. Par inconséquence, l’état manque de tout et, au lieu de se battre, ses chefs pensent à trier les malades quand le confinement du peuple s’est montré inopérant. Si on se doutait bien que ce paravent du conseil scientifique cachait quelque chose d’éminemment politique, là c’est pire que tout!

Et maintenant la cerise sur le gâteau: le fabricant, l’entreprise Famar dans le Rhône, de la nivaquine, la fameuse molécule, qui appartenait à un fonds de pension américain qui a mis la clé sous la porte, est en liquidation judiciaire!

Comme il n’y a plus que ça à faire, finissons en citant Marcel Proust: “Nous sommes bien bas! Pauvre France! Où allons-nous?”

Frédéric Le Quer

Laisser un commentaire ?