Coronavirus COVID-19 vs grippe asiatique

Par lundi 16 mars 2020 Permalink 1

La gravité des cas va d’une fièvre de 3 jours à une pneumonie mortelle. En France alors que 9 millions d’individus sont atteints par le virus, 100 000 personnes en meurent. Il ne s’agit pas là de notre coronavirus mais de la grippe asiatique, une mutation d’un virus provenant du canard sauvage chinois, qui sévit de 1956 à 1958 à travers le monde. On ne sait pas trop bien combien la maladie fit en tout de victimes, environ 2 millions d’après l’OMS. Personne ne mentionne plus cette pandémie qui eut lieu pendant la guerre d’Algérie. Soldat, mon père par exemple, touché gravement par le virus a été hospitalisé au Val de Grâce. A sa guérison il eut 10 jours de permissions.

100 000 morts rien qu’en France donc vers 1957. 127 personnes étaient ce matin d’après les informations livrées par le gouvernement décédées depuis le début de l’épidémie. Depuis le 24 janvier 2020, la France compte 5 423 cas de Coronavirus COVID-19 confirmés. Même si on sait que le gouvernement a cassé le thermomètre, les autres cas, ceux dont on ne parle pas, les cas croisés sur un trottoir, ou rencontrés dans un supermarché, le cas de son mari, de sa femme, de ses enfants sont, pour le moment, bénins. Tout semble indiquer qu’ils le resteront pour une très large majorité d’entre eux.

La position du Royaume Uni vis à vis du coronavirus est pour le moment de laisser faire. L’attitude est intellectuellement intéressante puisque nos voisins britanniques continuent de vivre normalement. Certes, le gouvernement ne pense pas que ses citoyens soient immunisés par l’opération du Saint Esprit. Il pense en revanche que quand les deux tiers d’entre eux auront été atteints, la maladie disparaîtra naturellement et que les remèdes continentaux sont pires que le mal. Quand je regarde Paris aujourd’hui, la psychose généralisée dans les supermarchés pris d’assaut ou les pharmacies avec de longues queues sur le trottoir, la catastrophe économique évidente avec toutes ces boutiques fermées, cette capitale pire qu’au mois d’août puisque les touristes ont disparu, comment ne pas penser qu’il eut fallu un débat contradictoire, au moins parlementaire, sur l’attitude à avoir face à la pandémie dans lequel chaque élu eut l’occasion de prendre ses responsabilités face aux français. Un seul d’entre eux eut peut-être été plus intelligent que les autres et eut pu rassurer un peu par ses idées claires. Indiscutablement notre capacité de résilience s’érode incroyablement alimentée par un discours nébuleux de politiciens incompétents sous-tendu par les indices boursiers très baissiers.

Emmanuel Macron et le gouvernement Philippe n’ont visiblement aucune idée forte sur l’attitude à adopter vis à vis de la pandémie. Ils en arrivent à prendre la parole tout le temps pour faire croire qu’ils dominent leur sujet se cachant toujours, c’est la nouvelle mode, derrière les scientifiques au sens large, donc sans aucun sens. La valse hésitation du président n’a décidément d’égal que sa pusillanimité face à tout ce qu’il ne sait pas prévoir et qui contredit son idéal de mondialisation, comme par exemple ce fut le cas avec le mouvement des gilets jaunes.

Frédéric Le Quer

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