Christine Lagarde et les autres…

Par jeudi 4 juillet 2019 Permalink 1

Christine Lagarde est la Jeanne d’Arc moderne servant à tout pour hisser les couleurs de la France. Une avocate française à Chicago? Christine Lagarde. Un ministre à Bercy? Christine Lagarde. Une présidente française pour le FMI? Christine Lagarde. Un banquier central? Christine Lagarde. Mais que deviendrait la France depuis 20 ans sans la mondialiste Christine Lagarde? Le pays n’a visiblement qu’elle. Elle est irremplaçable. Même dans l’affaire Tapie elle est coupable mais non punissable! Il ne faudrait pas qu’on se coupe un bras. Que dis-je un bras? Un cerveau. Lagarde meurt mais ne se rend pas! Elle est omnisciente, sait tout sur tout. Une adoratrice sur LCI, une certaine Arlette Chabaud, la voyait déjà future présidente de la république. Décidément ces journalistes ont une âme de groupie! Mais, comme Macron avant d’être à l’Elysée, Madame Lagarde n’a encore jamais été élue démocratiquement nulle part. Le fait du prince! Tous les espoirs lui sont donc permis!

Quand certains journaux comme “Le monde” mettent en doute ses compétences pour le job (attendez c’est très relatif, ils posent la question et le reste de l’article sert à justifier le poste!), ils cherchent vraiment la petite bête. Il y a 10 ans, Jean-Claude Trichet qui lui semblait avoir le profil a trouvé le moyen de monter les taux en pleine crise des subprime! Il craignait l’hyperinflation. On sait ce qu’il est advenu. Ce banquier central était un sacré cador! Alors pourquoi pas Christine Lagarde? D’ailleurs si les allemands ont accepté le casting, c’est qu’il préfère une nomination que les français appellent politique et que d’autres pourraient qualifier d’homme -femme- de paille. Un spécialiste des questions monétaires, même en garde à vue à Francfort, n’est pas si facile à driver. Draghi leur reste comme une arrête en travers de la gorge. L’orthodoxie rhénane veut maintenant quelqu’un à sa main. Macron croit avoir imposé une française. Merkel, même tremblotante, lui joue un tour pendable. On ne voit pas comment une néophyte pourrait se dresser contre la Bundesbank sur ses propres terres. Qu’on est aimé ou pas sa politique, il fallait du très lourd, comme l’italien, pour ça.

Donc Christine Lagarde est honorée, comme elle dit, et ça se comprend. Quant à la France, elle n’a rien obtenu du tout à Bruxelles ou à Strasbourg. C’est assez incroyable cette éviction des instances européennes avec un président si européiste. Nos médias en sont à saluer la nomination de Charles Michel à la tête du conseil de l’Europe, un flamand, mais enfin il est aussi belge… Et puis la présidente de la commission européenne, Ursula van Der Leyen, une allemande, parle soi-disant français. ça c’est bien! Il en aura fallu de la diplomatie pour arriver à un tel résultat!

Frédéric Le Quer

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