Chasse, pêche. Tradition?

Par dimanche 19 septembre 2021 Permalink 1

Nos chasseurs veulent aujourd’hui abattre tout ce qui reste à bouger encore sous prétexte que leurs aïeux faisaient la même chose. Nos politiciens toujours aussi crapuleux les soutiennent, comme ils soutiennent en banlieue l’islam et ses aficionados, sous prétexte qu’ils représentent une réserve de voix pour les élections. L’Union Européenne par l’intermédiaire du conseil d’état tente d’arrêter le massacre.

Traditionnellement la chasse est depuis assez longtemps le prétexte à un bon gueuleton et une bonne beuverie. Quand il y a 50 ans, il y avait encore du gibier, les sociétés de chasse ont été incapables de comprendre qu’il fallait lever le pied et ont laissé les chasseurs sous prétexte de tradition, continuer à tirer sur tout ce qui bouge. Résultat depuis quelques décennies, pour satisfaire le gout du sang, des oiseaux sont élevés en cage et libérés pour l’ouverture de la chasse. Autant dire que les malheureux n’ont aucune chance!

Après ce sport assez barbare qui ressemble à celui de ce roi fou des rois maudits qui cruellement au moyen-âge abattait d’un coup de flèche les animaux à peine libérés par son serviteur, il y a ces chasses positivement honteuses par leur cruauté avec de la colle par exemple ou la vénerie qui se croit un art et qui n’est qu’un horrible crime. Je me souviens aussi de ces chasseurs que j’observais lorsque j’avais une fermette en Touraine, à une douzaine autour d’un petit bois qui se mettaient tous à tirer ensemble dès qu’un chevreuil voulait se dégager du piège. Quel cirque! A comparer avec le bonheur de voir ces animaux au petit matin se promener calmement l’un derrière l’autre sur la ligne de crête…

Evidemment des chasseurs professionnels et responsables peuvent être utiles parfois pour réguler telle ou telle espèce sans prédateur naturel. A part eux, les autres doivent très vite substituer à leur fusil un appareil photo par exemple qui leur procurera le plaisir sain d’être dans la nature sans la détruire.

Concernant la pêche en rivière c’est depuis des décennies une caricature. La veille au soir de l’ouverture les truites sont lâchées dans les cours d’eau. Le lendemain matin dès 5 heures les pêcheurs attrapent ces poissons d’élevage incapables de s’alimenter dans la rivière.  Il n’y a aucun rescapé après quelques jours; alors la société de pêche recommence à en lâcher régulièrement jusqu’à la fin de la saison pour contenter ceux qui ont acheté un permis de pêche et qui veulent en avoir pour leur argent.

Terminons par la pêche en mer! J’ai bien connu, j’ai pratiqué. Adolescent dans les années 70, mon père m’avait appris à poser un filet soit en bateau soit à pied sur l’estran à marée basse. Les pêches étaient souvent excellentes, tellement excellentes que dès les années 90 les chalutiers se sont approchés de plus en plus près des cotes, ont détruit l’écosystème en raclant les fonds marins et que maintenant il n’y a strictement plus rien. Il reste toujours l’hiver 2 ou 3 personnes sur des centaines d’hectares qui viennent poser un filet droit ou un trémail de 30 mètres à marée basse pendant les grandes marées. Ils sont souvent bredouille mais continuent moins pour la pêche que pour le plaisir d’être seul au milieu des éléments avec un but de promenade. Dans beaucoup d’endroits en Bretagne cette façon de faire est purement et simplement interdite et la pêche au filet n’est autorisée qu’à condition d’y aller en bateau.

Il est plus que temps d’écouter un homme comme Allain Bougrain Dubourg. C’est la vraie écologie pas celle des connards d’EELV. A l’inverse de le détruire, être au service du monde animal est un but honorable.

Frédéric Le Quer

Laisser un commentaire ?