Ce libre échange qui tue

Par mercredi 20 juin 2018 Permalink 1

L’action de Donald Trump se situe dans l’idée que le libre échange n’est pas un horizon indépassable, que le libre échange est devenu plus qu’une menace, un crime. Le libre échange des marchandises, le libre échange des hommes se font aux dépens de l’occident, de ses peuples. Le président américain a été élu pour y mettre un terme. L’Union Européenne connait parfaitement les conséquences de ce libre échange mortifère mais comme incarnation institutionnelle de l’ultralibéralisme, elle s’en réjouit.

Le libre échange des marchandises a détruit l’industrie française comme l’industrie américaine d’ailleurs en créant des chômeurs par millions. Celui des hommes détruit tranquillement le pouvoir d’achat des travailleurs occidentaux. Un exemple très concret: Une petite entreprise de bâtiment recherche ces jours derniers un plombier en CDI. Très vite plusieurs candidatures, très vite une est retenue. Pourtant l’offre n’est pas mirobolante avec un salaire de 50 € au-dessus du smic. Il fut un temps où un plombier eut exigé entre une fois et demi et deux fois et demi le smic.  Mais dorénavant ses compétences ont de moins en moins de valeur sur le marché du travail. L’immigration de masse est passée par là. L’offre de main d’oeuvre est devenu pléthorique. Si ceux qui habitaient l’Algérie ou le Mali se retrouvent avec des salaires inimaginables chez eux, les revenus des français ont été grandement dépréciés.

Les anglo saxons ont réagi, il y a deux ans, contre cette situation en votant Trump. Les masses européennes commencent seulement à comprendre. Le vote populiste n’est qu’un instinct de survie contre un régime bruxellois qui rabaisse volontairement ses classes moyennes en les diluant dans les pauvres populations du tiers monde, des pays émergents comme on dit maintenant pour leurrer tout le monde.

Frédéric Le Quer