Le macronisme dans l’impasse

Par lundi 15 octobre 2018 Permalink 3

Implacablement, semaine après semaine, les faits donnent tort au macronisme. Et ils lui donnent tort à tel point que la présence d'Emmanuel Macron à la tête de l'état ne se justifie pas. Sa mégalomanie au service de l'ultralibéralisme le rend incapable d'affronter les défis qui se présentent et qui demandent cette souplesse intellectuelle dont le président manque. La crise écologique et la crise financière suivie par la suite, immanquablement, d'une crise économique dépassent son seuil de compétence. La crise écologique, qu'on le veuille ou non, ne se réglera pas par des voitures électriques ou autres gadgets dont les composants seront plus tard responsables inévitablement d'une autre menace. La course derrière les chiffres du pib rendue obligatoire par une augmentation de la population débile, est l'exact inverse d'une politique écologique responsable. Seule la décroissance, au moins maintenant, est la solution pour la pollution. La concurrence non faussée et toutes ces balivernes entraînant des importations grotesques de l'autre bout du monde sous prétexte de globalisation poussent à l'exploitation toujours plus infernale de la planète. Les grandes déclarations politiques des dirigeants occidentaux ne sont que tartuferies puisqu'à aucun moment elles n'envisagent le capitalisme sous un autre angle que celui du néolibéralisme. Le risque financier s'est ...

Le gag du remaniement ministériel

Par mercredi 10 octobre 2018 Permalink 3

Déclarations incongrues du président de la république après déclarations incongrues amènent inéluctablement la plus grande confusion au sommet de l'état. A la suite de la démission de Gérard Collomb, le remaniement ministériel attendu est difficile à accoucher. "Le canard enchaîné" explique que le dilemme vient du choix proposé à Macron et Philippe: Soit on prend des incompétents, soit on prend des félons! Dès que Emmanuel Macron ouvre la bouche, il est à parier que son entourage tremble en se demandant quelle sottise va venir de lui. Son soi-disant franc-parler est devenu une succession de réflexions à l'emporte pièce dignes du café du commerce. Le grand dégingandé premier ministre en arrive à passer pour un cador! Ne pas trouver de successeur possible, potable, à Gérard Collomb apparaît comme un gag. Son bilan aussi bien sécuritaire qu'au niveau de la politique migratoire menée est mauvais. Son seul courage a été d'avouer en quittant sa fonction que "la loi du plus fort a pris la place de la république". Pourquoi n'a-t-il pas tenté de stopper cette dégradation que tout le monde connait? L'idéologie du président ne le permet surement pas. En tout cas, il s'agissait pour le premier ministre et le président de faire face ...

Finance: Bolsonaro vs Di Maio & Salvini

Par mardi 9 octobre 2018 Permalink 5

Les marchés financiers ont donné hier une leçon de politique, loin de la tartuferie et de la propagande habituelle. La bourse du Brésil a augmenté de 6% grâce à l'annonce de la quasi certitude de voir accéder à la présidence Jair Bolsonaro, le candidat d'extrême droite. La bourse d'Italie, elle, a encore chu de 2,5% à la suite du projet de budget de son gouvernement populiste emmené par Matteo Salvini et Luigi Di Maio. La personnalité, et c'est incontestable, du vieux renard politique brésilien, sexiste, homophobe et surement raciste, ne gêne en rien le milieu des affaires international tant que le dur de son programme est avant tout favorable au business. Le fascisme, n'a jamais rebuté le patronat et, sous peu, nos radios et télévisions vanteront le redressement du pays à la suite du patron de presse qui les dirige. Je ne donne pas longtemps à Jair Bolsonaro pour obtenir ses lettres de noblesse par les médias occidentaux. En revanche, on n'est pas près de voir nos journaux et télévisions dire du bien du gouvernement italien. Le populisme, comme son nom l'indique, se donne la mission d'aider le peuple et aider le peuple ce n'est pas recourir aux méthodes néolibérales d'un Macron ...

Trump fait nommer Brett Kavanagh

Par dimanche 7 octobre 2018 Permalink 4

Aux Etats-Unis, le sénat confirme le juge Brett Kavanagh à la cour suprême. Le Dr Christine Blasey Ford l'avait accusé de viol du temps de leur jeunesse afin que sa nomination échoue. Raté. Cette dame n'a pu empêché l'entrée de ce nouveau juge qui donne une majorité conservatrice à la cour suprême comme le voulait Donald Trump. Donald Trump continue donc de gouverner son pays malgré des campagnes médiatiques de dénigrement de plus en plus dures. Les perdants de cette affaire proclament déjà que le pays n'a jamais été aussi divisé comme si dans le cas où ils avaient gagné, la division eût été moins nette! Mieux, certains tentent d'insinuer que la présence de Kavanagh est une victoire sudiste en assimilant ainsi, contre toute réalité historique, les sudistes aux républicains et les nordistes aux démocrates. Pas de chance, c'était l'inverse, le président nordiste pendant la guerre de sécession était républicain et le président dissident des sudistes était démocrate. Le racisme n'est souvent pas là où on veut nous le faire croire... Décidément, les partisans de la globalisation ne cessent de transformer l'Histoire en instrument de propagande. Autre exemple dans l'actualité avec la mise en exergue de la production scientifique musulmane, incroyablement surévaluée ...

L’anniversaire de la Ve république

Par vendredi 5 octobre 2018 Permalink 2

Le service minimum a été fait à l'occasion du soixantième anniversaire de la Ve république. Le petit déplacement à Colombey a donné lieu à une réflexion curieuse de Macron reprochant aux retraités de se plaindre comme si ce n'était pas le propre d'une démocratie que d'en avoir le droit! Décidément avec ce président c'est du grand n'importe quoi! Heureusement il n'y avait pas de beaux jeunes gens musclés et à oilpés pour couronner le tout. En tout cas, six français sur quatre disent ne pas se sentir attachés à la Ve république. La caractéristique essentielle de nos institutions est d'être stable et indécrottable pendant cinq années. Cinq longues années! Et voilà qu'après quinze mois les citoyens n'en peuvent plus du président qu'ils viennent d'élire. Ils n'en peuvent plus de la majorité qui lui ont donné. Comment pourraient-ils déclarer être attachés à nos institutions alors qu'Emmanuel Macron, chef d'état, apparaît nettement comme une erreur de casting? Mais impossible d'en changer constitutionnellement ou presque. On n'en est pas encore tout à fait à la destitution. Aussi les français sachant normalement devoir prendre leur mal en patience trouvent nos institutions de moins en moins attrayantes. Au début, avec De Gaulle, chaque référendum était l'éventuelle occasion ...

Les think tanks nuisent à la démocratie

Par jeudi 4 octobre 2018 Permalink 5

De libéraux à sociaux démocrates, les think tanks promeuvent une "politique migratoire ambitieuse et "équilibrée" (je ne sais pas bien ce que cela veut dire... équilibré entre chaque ethnie migrante?),  la solidarité, principe essentiel de l'Union Européenne, ne devant souffrir aucune exception". Les médias déroulent ensuite un argumentaire, pondu par ces idéologues, qui fait de leurs propositions sur l'immigration l'alpha et l'oméga de la pensée unique, celle dispensée sans réserve, autoritairement, jetant l'anathème sur toutes les autres. La méthode a plutôt bien marché jusque là amenant à travers le monde des flux migratoires inconnus du sud vers le nord dans la soumission la plus complète des populations accueillantes à l'exception notable et considérable de la Russie, de ses anciens pays satellites et de l'extrême orient. Mais ces derniers temps une rébellion des indigènes occidentaux est perceptible à cause de l'existence d'un communautarisme naissant au mépris de toute intégration. En clair l'islam veut rester ce qu'elle est où qu'elle soit et prend naturellement place dans la sphère publique puisque c'est sa raison d'être. Des québécois aux suédois, gens accueillants, tolérants et pacifiques s'il en est, la mauvaise humeur se fait sentir et les électeurs choisissent les partis populistes, mot péjoratif pour certains qui y ...

Gérard Collomb crée un séisme politique

Par mardi 2 octobre 2018 Permalink 4

Gérard Collomb veut quitter le gouvernement, persiste et signe. A-t-on déjà vu, sous la Ve république, un président refuser publiquement la démission d'un ministre d'état et s'entendre répondre en substance par voie de presse, "que tu veuilles ou pas, c'est pareil!"? Non, c'est du jamais vu. Gérard Collomb qui a largement l'âge d'être le père du président, ne le respecte visiblement plus. Le chef d'état lui fait honte maintenant probablement. Chacune des sorties d'Emmanuel Macron sont consternantes, lamentables, avilissantes même. La France est traînée dans la boue par son dirigeant et Collomb s'en offusque. C'est le sentiment qu'il donne. Pourtant les lyonnais ( eux seuls le connaissaient vraiment jusque là) avaient l'impression qu'il s'était trouvé une espèce de fils spirituel. Et surement que ce fut le cas jusqu'à ce que l'autre le déçoive. Et il est alors sans pitié, Collomb, ce politicien qui a su résister à tous les courants du PS. Il claque la porte. La France vit donc un séisme politique. Les députés godillots de LAREM vont institutionnellement dissimuler l'onde de choc mais les réformes à venir ont du plomb dans l'aile. L'outrecuidance présidentielle que les citoyens subissent depuis l'élection, ne peut plus passer. Emmanuel Macron se croit toujours ...

Charles Aznavour est mort

Par lundi 1 octobre 2018 Permalink 7

J'ai beaucoup écouté Charles Aznavour, fin des années 90, début des années 2000. Une joyeuse compagnie se retrouvait le vendredi soir à Saint Denis (93), d'abord dans un kebab dans lequel Saïd qui le tenait (il était né dans la même maternité que moi), servait de l'alcool, à profusion, puis dans le bar tabac en face quand il en avait marre et voulait fermer. Les deux établissements mettaient des chansons reprises à tue-tête par notre petite société composée de français en majorité, d'algériens aussi, des juifs un peu. A cette époque, Saint Denis ne jouait pas encore dans la cour du communautarisme, mais dans celle de l'intégration, voire même de l'assimilation. On faisait la fête sans se poser la question de savoir si tous pourraient manger du saucisson ou boire du whisky car personne ne se gênait encore pour le faire. Même les histoires de ramadan, je ne m'en souviens pas. On frôlait le melting pot réussi. On l'a juste frôlé. Toutes les chansons d'Aznavour, on les connaissait. La rue Sarasate, elle est où? "Viens voir les comédiens!" car "on se voyait déjà..." Aznavour, c'était du bonheur quand le semaine était finie, à chanter ensemble, à plein poumon, très mal ou ...

Emmanuel Macron nous gâte!

Par dimanche 30 septembre 2018 Permalink 2

Décidément toutes les sorties d'Emmanuel Macron révèlent un trait de sa personnalité qui laisse pantois. On a droit depuis qu'il est élu à l'arrogant personnage, donneur de leçon, dur avec les faibles mais de plus en plus accommodant avec les forts. Sa fatuité transparaît tant que quelques mois après son élection 70% des français sont mécontents, score pire que celui de Sarkozy ou celui de Hollande au même moment du mandat. Les géniaux communicants de l'Elysée crient alors "Halte là les basses!" ( mon grand-père disait ça...) et voilà Macron qui donne dans l'humilité aux Antilles. Et vas-y que je te tripote les muscles d'un repris de justice en lui susurrant d'arrêter les bêtises et de se mettre au travail dans le secteur de la construction à St Martin. L'homme acquiesce et sa mère pleure, touchée par tant de paternalisme. Emmanuel Macron se transforme petit à petit en Maître Capello du chomdu. Il a réponse à tout! Il trouve du boulot à un horticulteur dans la restauration et un travail pour un cambrioleur dans le bâtiment! Quelle humilité de prodiguer ainsi ses géniaux conseils à ceux qui ne sont rien. Le premier de cordée se penche sur les difficultés des français sans ...

L’effondrement de l’esprit macronien

Par vendredi 28 septembre 2018 Permalink 5

Une espèce d'élan positif, d'aspiration à l'espoir avait mené l'année dernière Emmanuel Macron à l'Elysée. Se rallier à son panache blanc, comme disait Henri IV, consistait surtout à croire, avec la foi du charbonnier, il faut bien le dire, à croire en une unification renforcée de l'Europe grâce à son projet volontariste pour relancer une construction essoufflée. Un an après, c'est le désastre le plus complet. Aucune des idées phares du candidat n'a abouti avec le président. Alors le discours macronien est entré dans la négativité. Au lieu d'attaquer, il s'enlise dans une système de jeu que les footeux appelleraient le catenaccio. Il essaye de verrouiller, de cadenasser, ne faisant plus que critiquer ses adversaires partout dans le monde sans jamais se remettre en cause. On l'a vu avec ses ridicules diatribes opposants les soi-disant progressistes aux autres, à tous les autres en faisant de la campagne européenne presque une guerre contre la Hongrie et l'Italie. On le voit ces jours-ci avec sa prise de parole à l'ONU où enfourchant aveuglément les aspirations mondialistes, il s'est fait le héraut un peu Chaplinien, vaguement grotesque avec ses petits poings qui cognaient contre le pupitre, du système, de l'establishment, s'en prenant tout à ...