ça fait pschitt

Par samedi 4 août 2018 Permalink 1

On connait dorénavant la grande expression pour discréditer toute opposition au régime Macron: “ça fait pschitt!” Toute contestation finit dorénavant soi-disant par faire “pschitt”. Avec leur pschitt, les médias ont tout dit! Le sujet ne prend pas, le sujet n’intéresse pas, voire même les français ne sont pas d’accord avec le sujet de contestation.

Et ce pschitt est si bas de gamme qu’on a dû se dire en haut lieu qu’il était parfait pour les masses populaires. S’il y a une cinquantaine d’année, le mot d’ordre était de faire confiance aux masses, de s’appuyer sur elles, de les mobiliser sans réserve, il ne s’agit plus maintenant de les éduquer, bien au contraire. Mieux qui dit masse populaire dit populisme, terme honni pour faire croire que seule une certaine élite autoproclamée a le droit de décider.

Avec le pschitt, on démobilise tant qu’on peut pour que la population ferme sa gueule! L’onomatopée est parfaite quand il s’agit d’abêtir. Le pouvoir dévalorise ainsi le mécontentement et évite le retour à une conscience de classe. Avec un pschitt, on ne risque pas de penser beaucoup… Quand nos journalistes et commentateurs s’exclament de la sorte, ils font semblant de se faire passer pour les porte-parole de la population alors qu’ils cherchent à lui expliquer qu’elle doit être son comportement afin que la maltraitance dont elle est l’objet, passe comme une lettre à la poste!

S’il fut des régimes qui se targuaient de voir les masses créer l’histoire, le nôtre s’ingénie à les déconsidérer afin que quelques hommes continuent de décider à leur place. C’est incontestablement la position de l’Union Européenne ou du macronisme. L’histoire ayant maintes fois prouvé qu’une conscience de classe aboutissait inéluctablement à la démolition des pouvoirs en place, la manœuvre consiste à démobiliser les masses. Le rôle des télévisions et de la presse est de faire passer les aspirations populaires comme réactionnaires, dépendantes du vieux monde pour alimenter un progressisme à l’avantage unique des plus riches et mortifère pour tous les autres.

Avec l’expression “ça fait pschitt”,  les intentions du locuteur sont de manipuler l’auditeur.

Frédéric Le Quer