Burkini à la piscine de Grenoble!

Par mercredi 11 mai 2022 Permalink

De Kaboul à Grenoble les femmes doivent être pudiques. Des hommes en ont décidé ainsi et gare à celles qui voudraient s’émanciper. En Afghanistan elles ne sortent plus que le visage entièrement voilé avec devant les yeux une couture au crochet aux mailles desserrées pour voir devant elle sans se cogner ridiculement contre un édicule ou simplement quelqu’un (on dirait un film de Charlot!). En France, un burkini empêchera bientôt les filles de dévoiler leur corps aux garçons quand elles marchent au bord de la piscine. Celles qui passent outre seront évidemment, à terme, traitées de salopes.

Et pourtant:

“J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage (ou devant la piscine) Les hanches qui balancent et les sourires fugaces Je regarde les vagues qui jouent avec leur corps J’aime regarder les filles… Leurs poitrines gonflées par le désir de vivre Leurs yeux qui se détournent quand tu les regardes, J’aime regarder les filles Quand elles se déshabillent et font semblant d’être sages etc, etc…”(Paroles de la chanson J’aime Regarder Les Filles par Patrick Coutin)

Le maire Eric Piolle n’aime pas visiblement regarder les filles! Ils les veut emmitouflées.

Foin d’exigence d’équité chez les talibans comme à la mairie de Grenoble. Ces hommes s’arrogent un pouvoir sur les femmes en se chargeant de maîtriser leur corps, en discriminant en fonction du sexe, en créant une dissymétrie entre homme et femme par rapport à la loi.

Comme les talibans sont plébiscités par le peuple afghan, Eric Piolle a été élu par ses concitoyens parce que la liberté des femmes est une menace pour l’individu de sexe masculin et aussi parce que la liberté de certaines femmes n’est pas pour d’autres femmes un exemple, mais, au contraire, porte atteinte à l’endoctrinement qu’elles ont subi toute jeune.

Eric Piolle et les talibans sont les porte-parole des inhibés, des prédicateurs névrosés, de tous les individus assujettis à une culture, à une religion, à une autorité masculine. Le maire de Grenoble n’hésite pourtant pas à se penser progressiste. On l’aurait préféré réactionnaire!

Frédéric Le Quer

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