Brexit, remise en cause

Par Mercredi 7 mars 2018 Permalink 23

Il fallait s’y attendre! Après le rejet de l’Union Européenne exprimé par 70 % des italiens dimanche dernier, la propagande dont notre audiovisuel public vient de prendre la tête, est en train de mettre la pression pour que le Brexit n’est pas lieu.

Tous les arguments sont bons et le premier d’entre eux, imparable ou presque est que les anglais regrettent leur coup de tête et veulent, maintenant que les négociations au niveau commercial avec Bruxelles débutent, faire marche arrière. Quelqu’un de bonne foi eut pu penser que le vote transalpin eut au contraire conforté les partisans du Brexit heureux d’être sortis en premier de la pétaudière… Pas du tout! Enfin, soi-disant… France Culture explique ce matin que les britanniques doivent revoter, que l’Union Européenne prend un tournant prometteur ( je n’invente rien, écoutez le reportage en podcast vers 7h40!), que le leadership de Macron est une nouvelle source d’opportunité! Plus c’est gros, plus ça passe… Le mieux c’est que ces journalistes racontent ça sans rire en étayant leur propos d’interviews d’anglais contre le brexit et en marche vers le retour dans l’ue. On n’attend plus aux dernières nouvelles que la décision du travailliste Jeremy Corbyn, l’ex espion communiste, pour pousser à un nouveau référendum celui-ci forcément en faveur de l’ue. Vu le nombre de défaites électorales qu’il a dans son escarcelle, pas de quoi s’inquiéter! Alors les anglais voteront-ils jusqu’à ce que mort s’en suive, jusqu’à ce qu’ils votent bien? Possible, sinon ils leur restent aussi la tentation Theresa May avec le Brexit canada dry. On sort officiellement mais on continue de soumettre les lois britanniques à l’accord de la Cour Européenne de Justice, manière de refuser sa propre souveraineté.

Pendant que les peuples européens rejettent de plus en plus l’organisation supranationale, celle-ci ayant renoncé depuis longtemps à ses idéaux démocratiques, manipule l’opinion par tous les moyens. Sans succès car les faits sont têtus. Quand l’un de ses plus grands partisans arrive au pouvoir, E. Macron, il commence par faire payer les pauvres pour exonérer les riches! En prime, il aménage l’entrée de toute l’Afrique chez nous, histoire d’accélérer la dislocation du lien social et éviter toute rébellion de masse. Les citoyens le voient bien et en sont de plus en plus écœurés. Nier le réel trouve donc ses limites. Mais jusqu’à quand?

Frédéric Le Quer