Bourdelle, Emile Antoine (1861-1929)

Par samedi 16 février 2019 Permalink 1

La réputation d’artiste d’Antoine Emile Bourdelle ne fait que croître toute sa vie et c’est à l’apogée de sa carrière qu’il meurt en 1929.

A seulement 15 ans Antoine Bourdelle sculpte un buste d’Ingres, natif comme lui de Montauban et entre à l’école des Beaux Arts de Toulouse. A 23 ans il monte à Paris où tout se joue pour un jeune ambitieux. Repéré au Salon de Artistes Français, il obtient une médaille à l’exposition universelle de 1889. Bourdelle rejoint ensuite l’atelier Falguière puis celui de Jules Dalou. Sa rencontre avec Rodin est décisive et il devient pendant 15 ans l’un de ses praticiens. Dans cet atelier, le sculpteur travaille tout type de support et sa façon de penser les visages avec, par exemple, la série des bustes de Beethoven, le rapproche du grand maître. D’importantes commandes publiques comme celle de Montauban, un monument aux morts de la guerre de 1870, 8 ans de travail, ou celle en la mémoire du général Alvéar en Argentine, 11 ans de travail, vont lui permettre de voler de ses propres ailes. Toute son existence, Antoine Bourdelle sculpte, moule, taille, pétrit. Si à la fin de sa vie il envisage de créer un musée relatant son oeuvre, celui-ci ne voit le jour qu’après sa mort dans le quartier de Montparnasse à Paris.

Sous le feu des enchères Emile Antoine Bourdelle a une belle cote. La sculpture en marbre blanc en une, “Femme drapée dans un grand Châle”, signée E Bourdelle sur la terrasse, haute de 78 cm, fit le 8 avril 2017 chez Côte Basque Enchères Lelièvre Cabourry OVV, 115 425 €. En revanche, le bronze ci-dessous, hauteur 49 cm, avec une estimation un peu élevé entre 6000 et 8000 € à Troyes le 17 mai 2014 ne trouve pas preneur, ni le plâtre, h 34 cm, plus bas, estimé entre 3000 et 4000 €, cher pour un plâtre, chez Toulouse 3MA SVV, le 27 septembre 2013.

Frédéric Le Quer