Bigard s’en va, Dati arrive

Par mardi 29 septembre 2020 Permalink 1

Alors que Jean-Marie Bigard quitte la course à la présidentielle 2022 sous les pleurs de ses admirateurs puisqu’il semblerait qu’il en est, Rachida Dati se place comme candidate en l’annonçant au Times de Londres en anglais sous les hourras de ses admirateurs français, puisqu’elle doit bien en avoir quelques uns pour penser à devenir présidente de la république. Je ne dirai pas qu’on tombe de Charybde en Scylla mais dans le genre monstres écervelés, à un an et demi des élections, la classe médiatico-politique gâte particulièrement le citoyen.

C’est curieux mais ce cirque n’a l’air de choquer absolument personne. Chacun dans le monde journalistique rédige son papier et fait son temps d’antenne sur des gens qui, à eux seuls, représentent des insultes à la démocratie française. “Mon dieu, comment suis-je tombé si bas?” Bigard a un sens de l’humour d’un goût pour le moins douteux (je m’essaye ici à l’art de la litote!). Dati a gratifié les parisiens d’une campagne électorale idiote rejetant les vélos pour favoriser des banlieusards qui ne pouvaient pas voter (!). La question est tout de même de comprendre ce qui peut faire que ces gens envisagent un jour de diriger la France. La France! Dans le temps, certains en avaient une certaine idée…

On comprend bien que ces postulants ont un ego formidable probablement inversement proportionnel à leur niveau d’intelligence. Ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnait!!! (Merci Audiard!). Bigard a enfin compris après des mois que les français ne l’éliraient pas. Mais Dati s’est-elle simplement posée la question de savoir pourquoi les français l’éliraient. Qu’est-ce qui peut la rendre politiquement désirable? Un vote ethnicisé? Mais ça ne suffira pas. Pas déjà. Un vote de droite libérale européiste? Mais alors pourquoi changer Macron? Etre une femme? Ce n’est pas un programme même si ça ferait du bien au pays après tous les guignols mâles qu’il a dû supporter.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises pour ces futures élections présidentielles. Parce qu’il n’y aura probablement personne d’indiscutable, il y aura pléthore de médiocres, chacun pensant avoir la chance de sa vie, chacun exaltant avec un formidable culot sa propre ambition. Vanité, égoïsme, bêtise… Un naufrage ubuesque est à venir pendant que le bal des andouilles va débuter.

Frédéric Le Quer

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