Berthe Morisot (1841-1895)

Par dimanche 14 juillet 2019 Permalink 1

“Nul ne représente l’impressionnisme avec un talent plus raffiné, avec plus d’autorité que Madame Morisot. L’artiste a trouvé le moyen de fixer les chatoiements, les lueurs produites sur les choses et l’air qui les enveloppe (…) Le rose, le vert pâle, la lumière vaguement dorée chantent avec une harmonie inexprimable.” C’est de cette manière louangeuse que s’exprimait le critique Gustave Geffroy lors de l’exposition des artistes indépendant de 1881. A cette date Berthe Morisot a déjà une longue connaissance du milieu artistique. En 1868, elle fait la connaissance d’Edouard Manet et devient sa modèle. Femme peintre, elle bénéficie entre autres, des conseils de Degas, Fantin Latour ou Bazille. Les Morisot et les Manet sont deux familles liées d’amitiés qui se reçoivent en alternance le mardi et le jeudi. En 1874, Berthe épouse le frère d’Edouard Manet. Dès cette année elle participe à la première exposition des impressionnistes chez Nadar. Les massifs de fleurs, les roses trémières dans les jardins pour eux-mêmes ou servant de fond à des portraits représentent une bonne part de sa production. Son mari et sa fille sont ses sujets de prédilection, un peu contrainte par les mœurs de l’époque qui forçaient les bourgeoises à être des femmes d’intérieur!

Berthe Morisot que l’actualité a l’air de redécouvrir actuellement grâce au musée d’Orsay, est depuis longtemps dans le cœur des collectionneurs. L’huie sur toile en une, “Après le déjeuner” (81 x 100 cm.), peinte en 1881, fit chez Christie’s à Londres, le 6 février 2013, environ 7 765 000 €. Ci-dessous, le pastel vendu chez Artcurial à Paris, le 2 décembre 2013, 53 x 38 cm, intitulé “L’anglaise” fut adjugé 82 342 €.

Terminons par ces jolies pivoines, ci-dessous, une huile sur toile, 47 x 57 cm, qui trouvèrent preneur chez Tajan le 24 juin 2015 à environ 190 000 €.

Frédéric Le Quer

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