Bernard Tapie

Par dimanche 3 octobre 2021 Permalink 1

La mort de Bernard Tapie arrive au moment où la France risque de disparaître. C’est un beau symbole. Les 40 années Tapie ont correspondu au déclin du pays. Et pendant ce déclin nous avons eu son représentant. Chaque période a le héros qu’elle mérite. Au XVIIe, siècle ce fut Poussin, Richelieu, Mazarin ou Colbert ou Molière ou tant d’autres. Au XVIIIe, Voltaire, Montesquieu, Diderot, Rousseau, mais la liste est trop longue lors de ce grand siècle. Le XIXe nous gratifia de Napoléon mais il y eut aussi Delacroix, Balzac, Flaubert, Zola, Manet, Monet, Cézanne, etc, etc… Le début du XXe offrit à la France Proust, Céline ou De Gaulle… La fin du XXe siècle proposa Bernard Tapie et le début du XXIe se l’appropria. Tout est dit.

Je ne veux pas être bêtement méchant avec Bernard Tapie. De chevalier d’industrie, il est passé capitaine. Son parcours en tant qu’être humain est encore plus glorieux que celui d’un Rastignac. Sa réussite est incontestable. Elle serait cependant restée pendant les périodes honorables de notre histoire dans un cadre privé comme les réussites industrielles d’un Pereire ou d’un Boussac. Mais ces 40 dernières années sont celles de la décadence, une décadence sans grands hommes. Alors la patrie a déniché Bernard Tapie. Rien de très glorieux. Un chanteur de variété. Un homme d’affaire qui achetait intelligemment et vendait tout aussi intelligemment et sans sentiment, à la découpe, des entreprises en capilotade. Un manager sportif qui préféra faire gagner un américain plutôt que Bernard Hinault dans un tour de France pour ses intérêts financiers. Un président de club de foot qui finit par faire disqualifier son équipe. Un animateur d’émissions de télé puisque de nos jours on est rien sans les médias.

Mais il eut en plus de tout ça un véritable coup de génie, l’antiracisme. Voilà 30 ans qu’il prospère sur son combat contre Le Pen. Plus personne à gauche comme à droite n’ose plus rien critiquer de lui. Il est pour le grand remplacement et s’associe ainsi aux élites mondialisées. Le panégyrique qui lui est fait, en devient ridicule. L’OM, Marseille, la fabuleuse ville monde… On se pâme! Formidable Tapie. Il a tout compris. Il a agi avec les idées comme il agit avec les entreprises, l’important étant qu’elles soient bancable. Et quoi de plus bancable ces 40 dernières années que l’immigrationnisme. La dernière des crapules, du moment qu’elle est immigrationniste, est exonérée de tout. C’est mieux qu’un pass sanitaire. Bernard Tapie fructifia sur l’antiracisme, y allant à fond, sans se soucier des dégâts collatéraux.

La question du jour est de savoir si ce décès figure le coup de grâce à venir pour la France ou si cette fin symbolise une renaissance. On le saura maintenant dans une proche avenir.

Frédéric Le Quer

 

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