Benjamin Griveaux a les chocottes

Par lundi 7 janvier 2019 Permalink 4

L’infâme Griveaux a donc vu son ministère attaqué! Celui qui se moque de “ceux qui roulent au diesel et fument des clopes”, entouré de tout un service d’ordre et de ses gardes du corps, tremble de peur devant le peuple quand celui-ci lui demande des comptes. Et pourquoi ne lui en demanderait-on pas alors que sa première déclaration de l’année fustige encore “le mouvement dit des ‘gilets jaunes’, (devenant) pour ceux qui restent encore mobilisés, le fait d’agitateurs qui veulent l’insurrection”. Comme il avait l’air paniqué le petit Griveaux quand il larmoyait, samedi soir, encore tout tremblant devant les journalistes. La France était d’après lui la victime! Comme si cet individu pouvait représenter un seul instant notre pays! En tout cas maintenant il tournera sept fois la langue dans sa bouche avant d’insulter les français. Peut-être aussi, avec un peu de chance, annoncera-t-il un jour prochain sa démission comme le reste de l’entourage de Macron en a l’habitude, pour partir travailler dans le privé, ce secteur privé qui a l’air de s’être donner le rôle social d’assurer un avenir à tous les marcheurs!!! Il parait même que les démissionnaires vont être beaucoup mieux payer après leur calamiteux passage aux affaires de l’état français… Les entreprises du monde entier, prêtes à leur faire un pont d’or, s’arracheraient nos énarques. Mouais… Comme disait Mélenchon: “Qu’ils s’en aillent tous!”. Je rajouterai que les cimetières sont peuplés d’hommes irremplaçables…

Quant à nos journalistes fidèles au poste pour respecter ceux qui les paient plutôt que respecter leur métier, ils se lamentent devant les violences en ajoutant leur préposition favorite entièrement fausse “malgré la faible mobilisation”. S’il y avait si peu de monde, on se demande bien pourquoi ils en parlent tant… La presse étrangère en revanche se fait plutôt discrète sur le phénomène. Les mêmes intérêts que la presse française la mènent et la peur de la contagion doit être grande. Il faut aller du coté du quotidien algérien El Watan ou italien Corriere Della Sera pour avoir des articles denses sur la question constatant l’affaiblissement évident d’Emmanuel Macron, “accusé de ne défendre que les riches et d’être éloigné de la réalité du peuple” par le journal transalpin. The times se fend aussi d’un long article et retient avant tout la probable éviction du préfet de police. Sinon, concernant plus ou moins la France les quotidiens allemands s’intéressent à Ribéry, les quotidiens suisses, belges ou espagnoles à Monseigneur Barbarin.

On est en plein hiver et malgré le froid, les gilets jaunes hommes et femmes sont bien présents. Le mouvement est devenu maintenant profondément politique. S’il n’y a pas de retour aux urnes avant le printemps, la saison sera terrible.

Frédéric Le Quer

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