Bachar refuse la main tendue de Macron

Par mardi 19 décembre 2017 Permalink 2

Malgré qu’Emmanuel Macron tend d’une certaine façon la main à Bachar el Assad en déclarant qu’une fois la guerre finie, il faudra discuter avec le président syrien (sans blague!), ce dernier, la rancune tenace, accuse la France de soutenir le terrorisme en faisant allusion aux rebelles soutenus depuis des années par nos gouvernements successifs. L’obstination stupide de François Hollande à s’en prendre au chef d’état alaouite sans chercher à voir que ses actes sont à rapprocher de l’antagonisme chiite-sunnite met, maintenant qu’il a gagné, la France dans une position de perdante. Le Drian peut toujours se targuer d’avoir vaincu l’Etat Islamique, ses déclarations sous le quinquennat précédent font de notre pays la cinquième roue du carrosse pour se partager le pactole! Car pactole, bien sûr il y a, compte tenu de la reconstruction à venir et de la richesse du sous sol.

En fait les gagnants sont déjà clairement connus: les russes et les iraniens. Les américains vont, quant à eux, accentuer leur main mise sur l’Irak sans que ces deux puissances n’y trouvent à redire, tout en obtenant aussi quelques miettes de la Syrie car l’Amérique reste l’Amérique. Mais la grosse part du gâteau syrien est pour Poutine. Tant mieux pour les chrétiens, d’ailleurs, lui au moins ne les laissera pas se faire exterminer, mieux il prévoit, à l’en croire, de les réintroduire sur un territoire au devenir plus multiculturel, sur un territoire où les araméens auront des droits.

Le résultat pour la France est donc calamiteux. Nous avons dépensé des milliards pour bombarder un pays et des populations qui ne nous demandaient rien au lieu d’utiliser cet argent chez nous, contre nos propres ennemis de l’intérieur. La nullité stratégique des Hollande, Fabius et Le Drian apparaît au grand jour. Pour eux ce n’est pas grave: ils sont irresponsables et continueront jusqu’à leur mort de bénéficier des largesses que la république leur offre. Pour la France et les français c’est un échec de plus.

Frédéric Le Quer