Avia, Mila, Traoré,

Par vendredi 19 juin 2020 Permalink 1

D’abord, il faut remercier Les Républicains siégeant au sénat, une institution qui semblait ne plus avoir d’avenir et qui, du coup, s’est mise à travailler et protège dorénavant les libertés publiques. Grâce à eux, le conseil constitutionnel s’est saisi de la liberticide loi Avia et, chose en laquelle je ne croyais pas, cette juridiction a su faire preuve d’une telle indépendance qu’il ne reste plus rien de ce torchon une fois examiné de près. Les gilets jaunes qui réclamaient une démocratie directe tant ils se sentaient inaudibles, ont réussi à faire entendre une musique que la république a décidé de jouer. Tout cela forme un tout. Quand le citoyen se bat pour ses droits et cesse de démissionner, certains des élus du peuple finissent par l’entendre.

Mila et les autres qui vont suivre inéluctablement, les jeunes ont plus de courage que les vieux, ne seront pas condamnés pour délit d’opinion. Mais, le gouvernement, lui, reste autiste. La jeune fille qui a dit à ses camarades musulmans “votre religion, c’est de la merde”, continue d’être châtiée par l’éducation nationale, cette lamentable administration encombrée de fainéants. L’article 264.1 du code criminel qui vise les menaces de mort en interdisant de transmettre une menace à une autre personne par quelque moyen que ce soit, est purement et simplement bafoué. Les musulmans qui veulent attenter à la vie de Mila sont libres comme l’air, alors que la pauvre fille est recluse en internat! Le gouvernement n’a pas besoin de loi pour condamner l’islamophobie, il se débrouille pour punir les esprits libres de la manière la plus abominable possible, en douce. Il est l’exact inverse d’un Voltaire s’exclamant “Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire.” En Macronie, l’état se bat pour faire taire ceux qui ne pensent pas comme lui.

Quand Assa Traoré dénonce la violence sociale et raciale mettant les noirs et les musulmans du coté des victimes, elle apparaît de plus en plus nettement dans le déni de réalité. A en vouloir toujours plus, c’est le racisme anti-blanc qui devient la plaie de la société française.

Frédéric Le Quer

PS: La photo en une de quelques membres du conseil constitutionnel

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