Aux alentours de la FIAC

Par dimanche 21 octobre 2018 Permalink 1

Le prix moyen des œuvres vendues à la FIAC cette année est d’environ quarante mille euros. Pour juste les voir au Grand Palais, il faudra payer quarante euros. Des pavillons alentours présentent aussi quelques créations visibles pour vingt euros mais des revendeurs à la sauvette proposent des billets pour dix euros. Et puis il y a le Petit Palais qui s’associe à la manifestation et dont l’entrée est gratuite. Quelques œuvres tout autour sont dispersées à la vue de tous.

En venant de la place de la Concorde par les jardins des Champs Elysées, sur le coté du Petit Palais, une construction d’Andreas Angelidakis sans plafond faites de planches de contreplaqué peintes en noir est placée entre les arbres (image ci-dessous). L’intérieur est une sorte de labyrinthe avec des trous ronds percés à un mètre du sol à peu près. Une jeune fille d’à peine 20 ans garde l’endroit et me permet d’y pénétrer en me proposant de lui poser des questions en sortant. J’y vais. Je me dis sans savoir où je me trouve, que quelques tags sur les murs eussent égayé l’endroit. J’en sors et lui demande si le plan a une logique. Et de me répondre d’abord que l’architecte grec n’était pas assez riche pour faire plus solide. Bon. Mais les sortes de hublots, les enfants y passent leur tête? Ah! m’explique-t-elle, c’est un gros problème. L’endroit est fait pour le milieu homosexuel et le labyrinthe crée des emplacements pour qu’à travers les percements des hommes puissent… Et dire que je lui aurais donné le bon dieu sans confession à cette petite!

Bon, sinon, plus loin la sculpture d’un grand lapin en bronz de Barry Flanagan sur trois petits éléphants en bronze aussi a un coté Alice au pays des merveilles (voir ci-dessous).

Et à l’intérieur du Petit Palais (je vais quand même pas casquer 40 balles!), un avertissement en entrant:Jusqu’ici… Je remarque quelques bouses en plastic aux couleurs acidulées qui me font penser à Manzoni et sa merde en boite de conserve  ( https://politiqart.com/merde-en-boite/ )

Une femme allongée en bronze peint appelée Dorothé, sculpture figurative et réaliste est jolie. Bêtement je n’est pas noté le sculpteur…

Du déjà vu  avec des vélos absurdes à la manière dada ou surréaliste.

Un cube de Luke Murphy qui fait une lumière de toutes les couleurs.

Enfin trois Harley Davidson…

Il y a d’autres créations mais j’ai lâché l’affaire et suis parti voir les belles collections permanentes du musée. Un ami à Drouot me disait vendredi que l’art s’était arrêté aux expressionnistes allemands. Je l’ai trouvé injuste avec Nicolas de Stael, mais grosso modo, il a bien raison.

Frédéric Le Quer