Autocensure dans l’enseignement

Par mercredi 10 février 2021 Permalink 1

Si, dans toute la France, un enseignant sur deux ou trois dit s’être déjà autocensuré en classe, le chiffre passe à plus de un sur deux dans les zones prioritaires. Ces chiffres évoqués ce matin dans le journal de 7h30 sur France Culture qu’il est impossible de réécouter en podcast, le service public a ses pudeurs, signifient en fait que les enseignants ne s’autocensurent que dans les zones prioritaires. De là à conclure que l’immigration impose ses lois, il n’y a qu’un pas qu’il est impossible de ne pas franchir. C’était inéluctable. Quand un professeur a face à lui que des enfants d’immigrés, il est évident que les parents de ceux-ci ont plus de poids que n’importe quel programme de l’éducation nationale.

D’ailleurs l’état dans son ensemble soutient cette population musulmane réfractaire aux lois de la république. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a porté plainte contre le professeur Didier Lemaire et le préfet qualifie ainsi le fonctionnaire: “irresponsable et met de l’huile sur le feu”! (notons que le département a l’habitude d’avoir des cadors à la tête de la préfecture, le précédent préfet étant en attente de jugement pour détournement de fonds publics et faux documents!). Peut-être pensez-vous que la France a touché le fond? Et bien pas du tout, écoutons l’argumentaire concernant le professeur de philosophie, digne  d’un procès stalinien des années 50, déroulé par Ali Rabeh devant la journaliste Laurence Ferrari, qui, telle une salariée de la Pravda, n’a rien trouvé à redire, extraits: le professeur ne va pas bien, son témoignage est délirant, sa santé m’inquiète, etc…

Surement que le pauvre homme, tout comme Mila, menacé de mort par les coreligionnaires d’Ali Rabeh ne va pas bien mais c’est parce qu’il a mal au cœur devant ce qu’est la jeunesse à qui il enseigne. Si Ali Rabeh était un honnête homme aveuglément il le soutiendrait au lieu de l’attaquer

Faut-il voir derrière toute cette histoire la main invisible de l’islam radical, des salafistes et des frères musulmans? Ce n’est même pas sûr. Il y a dans notre pays une telle inversion des valeurs, une telle volonté de déconstruction de la société de jadis, un tel égarement vis à vis de ce qui se fait ou ne se fait pas, qu’il devient de bon ton, un ton hypocrite car en eux mêmes Ils savent qu’Ils minent la société française, de bon ton, donc, de considérer à la même hauteur ce que dit n’importe quel immigré plus ou moins illettré mais abruti de religion et ce que dit un enseignant en philosophie forcément intellectuel, aussi artiste d’ailleurs, qui constate déchiré que vivre en France ne veut pas dire vivre comme un français mais, se refusant néanmoins à pratiquer l’autocensure, crie son désespoir.

Quel courage! Un de ses collègues il y a trois mois a été pour ça décapité.

Frédéric Le Quer

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