Augustin Lesage (1876-1954)

Par dimanche 28 mars 2021 Permalink 1

En 1911, au fond d’une mine, dans le nord, le mineur Augustin Lesage entend une voix qui lui dit qu’il deviendra artiste. Très vite, il réalise des dessins abstraits signés du nom de sa sœur morte 18 ans plus tôt. Puis arrivent ses premières toiles entre 1912 et 1914. Monumentales elles fourmillent de symboles religieux chrétiens, juifs ou hindouistes. Des éléments architecturaux parsèment la composition. A partir de 1927, des visages et des oiseaux compléteront ses tableaux systématiquement.

De son vivant, Jean Dubuffet intègre les œuvres d’Augustin Lesage dans sa collection d’art brut. Son succès auprès des collectionneurs ne s’est jamais démenti depuis. Il a comme élève Victor Simon.

En une, chez Tajan svv à Paris, “Composition symbolique, l’énigme des siècles, 1929”, huile sur toile, 300 x 200 cm, estimée au plus haut à 80 000 € s’envola le 10 avril 2014 à 373 800 €. Ci-dessous, à Lille, chez Mercier & Cie ovv, “Composition mediumnique” vers 1944, 145,5 x 91 cm réalisa 56 250 €.

Frédéric Le Quer

PS: Dans la même veine voir: https://politiqart.com/victor-simon-19031976-peintre-et-medium/

ou

Victor Simon

Peu importe que Malraux est dit ou non cette phrase: « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. ». Sa modernité touche tous les pans de la société, y compris l’art. Victor Simon dont le titre de son ouvrage de 1955 “Du sixième sens à la quatrième dimension” est déjà tout un programme, est le grand représentant français de l’art médiumnique avec son maître Augustin Lesage (1876-1954), tous les deux natifs des “Hauts de France” comme on dit maintenant. C’est après avoir reçu un message de l’au-delà que Simon se met à peindre de grands formats exposés au commencement au Salon des Indépendants de 1935. Dans ses compositions, des figures christiques se mêlent à des éléments de mythologie ancienne, du judaïsme, de l’hindouisme. Naturellement il devient en 1947 président d’honneur du “Cercle de spiritualisme expérimental et scientifique de Paris”. “Étonnamment”, se surprend à décrire la Gazette Drouot, “la technique de Simon se rapproche de celle du pointillisme: les touches de couleur serrées y font vibrer motifs et figures souvent hermétiques, recouvrant entièrement la surface de la toile”.

Bien sûr, les œuvres de Victor Simon sont dans les musées dont celui d’art moderne de Lille. Actuellement, dans les salles de vente, elles font l’objet d’un engouement mystérieux dans lequel l’amateur d’art argenté se laisse entraîner énigmatiquement attiré par leur ésotérisme vraisemblablement envoûtant!

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