Auguste Rodin (1840-1917)

Par samedi 13 avril 2019 Permalink 1

Qui ne connait d’Auguste Rodin “Le baiser” qu’on peut voir au jardin des tuileries, “Le penseur” dans la station de métro Varennes, le monument à Balzac, boulevard Raspail, un buste de Victor Hugo visible dans le square des Poètes à Auteuil, un médaillon représentant Stendhal au jardin du Luxembourg, ou encore d’autres œuvres sur la façade de l’opéra Garnier, sur celle du théâtre des Gobelins et, bien sur, en payant l’entrée, au musée d’Orsay et au musée Rodin. Le sculpteur est partout dans Paris y compris dans les cimetières ou des bustes et des médaillons sur les tombes de célébrités de l’époque lui sont dus.

Son premier succès, “L’âge d’airain”, un homme nu, fit scandale car on crut la figure modelée directement sur celle du modèle! Son labeur primordial, une porte destinée au musée des arts décoratifs, “la porte de l’enfer” qu’il ne livra jamais mais qui l’occupa tout le temps, fut le prétexte à la création de plus de deux cents figures. Une fonte de la reconstitution de ce chef-d’oeuvre fut cependant effectuée pour le musée Rodin du vivant de l’artiste. “Le penseur”, une représentation figurative de la méditation, la sculpture la plus célèbre de Rodin en fait partie.

Si sa mort avec son enterrement à Meudon en pleine première guerre mondiale fut discrète, ses passages dans les ventes aux enchères font à chaque fois grand bruit. D’abord ce marbre, en une, “L’éternel printemps”, un baiser qui valut 17,9 millions de € chez Sotheby’s en 2016. Hier, le plâtre ci-dessous, intitulé “Fugit amor”, couleur bronze, exécuté en 1890, 37,22 x 46,2 x 19,8 cm, fit 216 920 € à Drouot chez Mirabaud Mercier

Enfin terminons les exemples par un autre baiser, “Le baiser”, une réduction du vivant de l’artiste (cet élément est très important pour la valeur des œuvres de Rodin) de 40 cm de la maison Barbedienne avec qui il avait passé contrat en 1898 se lova jusqu’à 403 000 € chez Drouot estimation le 31 mars 2017.

Frédéric Le Quer